Une ancienne employée de crèche condamnée à trente ans de prison pour le meurtre d'un bébé

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Une ancienne employée de crèche condamnée à trente ans de prison

Myriam Jaouen a été condamnée en appel à trente ans de prison pour avoir tué un bébé de 11 mois en lui faisant avaler une dose de déboucheur de canalisation contenant de l'acide. La peine inclut une période de sûreté de quinze ans et Myriam Jaouen a dix jours pour se pourvoir en cassation.

Reconnaissance de la culpabilité

La cour d'assises de l'Ain a reconnu Myriam Jaouen coupable de meurtre pour avoir volontairement causé la mort de la petite Lisa. En première instance, elle avait été condamnée à vingt-cinq ans de prison sans période de sûreté. Les parents de Lisa ainsi que Myriam Jaouen ont accueilli ce nouveau verdict calmement.

Myriam Jaouen a reconnu avoir versé le produit contenant de l'acide dans la bouche de la fillette, affirmant vouloir la faire arrêter de pleurer et non la tuer. Cependant, enquêteurs, médecins et psychiatres ont contredit ses déclarations concernant sa méconnaissance de la dangerosité du produit.

Les mots de la condamnée

L'avocat général a souligné que Myriam Jaouen avait consciemment causé la mort de l'enfant en lui administrant un produit toxique dans la bouche. Myriam Jaouen a exprimé des regrets en s'excusant auprès de la famille de la victime et en affirmant qu'elle pense à Lisa tous les jours. ## Plaidoirie de l'avocate de la famille

L'avocate de la famille a demandé aux jurés d'être plus sévères envers Myriam Jaouen, condamnant la peine de vingt-cinq ans de prison prononcée en première instance. Catherine Bourgade a souligné que l'intention de donner la mort à Lisa était claire, affirmant qu'une simple négation de la part de l'accusée ne suffit pas pour être crédible.

Experts psychiatres et défense

Les experts psychiatres ont décrit Myriam Jaouen comme immature et modérément déficiente intellectuellement, mais sans maladie mentale avérée. Sa défense a plaidé en faveur de sa réinsertion, soulignant son inaptitude à s'occuper d'enfants, signalée par ses collègues à la crèche.

Mensonge et récit fictif

L'avocate de l'association l’Enfant bleu-Enfance maltraitée a souligné le mensonge de Myriam Jaouen, qui a maintenu un récit fictif concernant l'agonie de Lisa. Elle a évoqué un récit mensonger élaboré, que l'accusée a maintenu avec détermination, même devant le médecin du centre antipoison.