La Chine bloque le voyage présidentiel taïwanais en Afrique

Date de publication

Media file: 01KQ5/F9FDG/G5G9X/28JE7/ZG2MY/X/01KQ5F9FDGG5G9X28JE7ZG2MYX.png

Un voyage présidentiel reporté sous la pression chinoise

Le ministre des Affaires étrangères taïwanais, Lin Chia-lung, a accusé dimanche 26 avril la Chine d’avoir exercé des pressions sur plusieurs pays africains pour bloquer le voyage officiel du président Lai Ching-te en Eswatini. Les Seychelles, Maurice et Madagascar ont annulé leurs autorisations de survol sans préavis, forçant Taipei à reporter la visite prévue.

Une visite symbolique compromise

Lin Chia-lung, présent en Eswatini pour représenter le président taïwanais lors des célébrations du 40e anniversaire du roi Mswati III, a dénoncé ces manœuvres. « Peu importe comment la Chine utilise son pouvoir politique pour s’ingérer dans les opérations de l’aviation civile internationale, politiser et instrumentaliser les informations de vol, cela ne fera pas plier Taïwan », a-t-il déclaré sur Facebook.

Un allié isolé en Afrique

L’Eswatini reste le seul pays africain à reconnaître officiellement Taïwan, une situation qui s’inscrit dans le cadre plus large des tensions entre Pékin et Taipei. La Chine, qui revendique la souveraineté sur l’île, exerce régulièrement des pressions diplomatiques pour isoler Taïwan sur la scène internationale. ## Une déclaration ferme face aux pressions chinoises

Le président taïwanais Lai Ching-te a réaffirmé la détermination de son pays à préserver sa dignité et ses relations internationales, malgré les tensions croissantes avec Pékin. « Aucun blocus ou pression déraisonnable ne peut ébranler notre détermination et notre volonté de préserver notre dignité et nos liens avec la communauté internationale », a-t-il déclaré.

Washington et Pékin s'affrontent sur le dossier taïwanais

Les États-Unis ont critiqué la Chine, qualifiant sa politique envers Taïwan de « campagne d’intimidation ». Pékin a répliqué en dénonçant des « accusations sans fondement » de la part de Washington. Bien que les États-Unis ne reconnaissent pas officiellement Taïwan, ils restent son principal soutien sécuritaire, même si cet engagement a connu un léger recul sous l’administration Trump.

Un contexte géopolitique tendu

Le dernier déplacement à l’étranger de Lai Ching-te remonte à novembre 2024, lorsqu’il s’est rendu dans des pays alliés du Pacifique, en transit par Guam. La Chine, qui revendique Taïwan comme partie intégrante de son territoire, s’oppose fermement à toute participation de l’île aux organisations internationales ou à des échanges diplomatiques avec des tiers. Pékin n’exclut pas le recours à la force pour imposer son contrôle sur Taïwan.

La Chine bloque le voyage présidentiel taïwanais en Afrique | Zactus