Une plainte pour non-dénonciation d’agressions
Une plainte a été déposée contre l’équipe de *Cash Investigation* pour non-dénonciation de mauvais traitements, après la diffusion d’une émission sur le périscolaire parisien. Les avocats d’une famille concernée, mandatés par les parents d’un enfant victime de viols par des animateurs de l’école maternelle Saint-Dominique (7ᵉ arrondissement), ont porté plainte au parquet de Paris. Ils reprochent à l’équipe de l’émission d’avoir gardé secrètes des images compromettantes pendant neuf mois sans alerter les autorités.
Des images tournées en 2025 restées confidentielles

Les images incriminées, tournées au printemps 2025, auraient révélé des agissements graves au sein de l’établissement. Selon les avocats, elles n’ont pas été transmises aux autorités judiciaires ou administratives, malgré leur caractère potentiellement probant. La plainte vise notamment la société Premières Lignes télévision, productrice de l’émission, ainsi que plusieurs membres de l’équipe, dont la présentatrice Elise Lucet et la réalisatrice Claire Tesson.
France Télévisions reste silencieuse
Contacté par l’AFP, France Télévisions, qui a diffusé l’émission le 29 janvier, n’a pas réagi dans l’immédiat. La plainte, révélée par *Le Figaro*, soulève des questions sur les responsabilités des médias dans la dénonciation de crimes graves. Les avocats du cabinet Joshua, menés par Me Julien Roelens, demandent des éclaircissements sur les raisons du silence prolongé de l’équipe de *Cash Investigation*. ## Un scandale de violences dans les écoles parisiennes
Une journaliste a révélé, via des images tournées en caméra cachée, des violences physiques, psychologiques et une agression sexuelle commises par des animateurs périscolaires sur des enfants de 3 à 5 ans. Ces faits, filmés en 2025, n’ont été portés à la connaissance des autorités qu’en janvier 2026, lors de la diffusion de l’émission sur France 2. Les avocats des victimes dénoncent une dissimulation délibérée, estimant que ces neuf mois de silence ont aggravé les risques pour les enfants.
Une enquête qui soulève des questions éthiques
Les avocats critiquent fermement l’équipe de l’émission, accusée d’avoir privilégié l’exclusivité médiatique au détriment de la protection des mineurs. Selon eux, la diffusion en prime time, bien que ayant conduit à la suspension immédiate des animateurs concernés, aurait pu être anticipée pour éviter de prolonger l’exposition des enfants à ces violences. Cette affaire relance le débat sur les limites de l’investigation journalistique face à des crimes impliquant des mineurs.
Un problème systémique dans les écoles parisiennes
Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a reconnu un caractère « systémique » de ces violences, tout en exprimant sa compréhension face à la « colère légitime » des familles. Cette crise met en lumière les failles du système périscolaire et les défis de la protection de l’enfance dans la capitale.
