Perquisition en Corée du Sud suite à un vol de drone au-dessus de la Corée du Nord
Des mandats de perquisition et de saisie ont été exécutés dans 18 lieux en Corée du Sud, dont le Commandement du renseignement de la Défense et le Service national de renseignement. Trois soldats ainsi qu'un employé des services de renseignement sont soupçonnés d'être impliqués dans le vol d'un drone qui avait franchi la frontière avec le Nord en janvier.
La Corée du Nord avait accusé le Sud d'avoir envoyé un drone vers son territoire et affirmé avoir abattu l'engin près de la ville de Kaesong, non loin de la frontière intercoréenne. Pyongyang avait également fait le rapprochement avec un autre vol de drones sud-coréens effectué près de la ville frontalière de Paju en septembre.

Trois civils ont été inculpés pour leur rôle présumé dans le scandale du drone. ## Incident de drone en Corée du Nord
Un civil a revendiqué la responsabilité de l'incident déclenché par l'envoi d'un drone pour mesurer les niveaux de radiation et de contamination en métaux lourds autour d'une usine de traitement d'uranium dans le Nord de la péninsule coréenne.
Réactions des autorités
Le président Lee Jae Myung a vivement condamné cet acte, le qualifiant d'illégal et susceptible de déclencher un conflit avec la Corée du Nord. Une enquête est en cours pour empêcher une répétition de ces événements.
Contexte tendu
Le précédent président Yoon Suk Yeol est actuellement en procès pour avoir ordonné des survols de drones vers la Corée du Nord dans le but de créer des tensions et justifier sa tentative de loi martiale avortée. Le Sud de la péninsule reste techniquement en guerre avec le Nord depuis le conflit de 1950-1953.
