Peine de mort requise contre l'ancien président Yoon Suk Yeol
Le parquet sud-coréen a requis la peine de mort contre l'ancien président Yoon Suk Yeol pour tentative de loi martiale en décembre 2024. Si reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d'insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d'État en 1979.

Les procureurs spéciaux ont déclaré que Yoon était le "meneur de l'insurrection" et a demandé la peine de mort, la plus grave pour laquelle il est poursuivi. Bien que la peine de mort soit encore en vigueur en Corée du Sud, aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997.
L'audience finale du procès de Yoon Suk Yeol doit permettre à l'ancien président de faire sa dernière déclaration avant le verdict attendu en février. Il avait annoncé l'imposition de la loi martiale en décembre 2024, avant de revenir sur sa décision quelques heures plus tard. ## Un président sud-coréen controversé
Yoon Suk Yeol, premier président sud-coréen en exercice à être arrêté, suscite l'attention. Il avait justifié l'imposition de la loi martiale, une mesure exceptionnelle en Corée du Sud, en raison de l'opposition du Parlement contrôlé par l'opposition.
Une destitution tardive mais officielle
La Cour constitutionnelle a officiellement destitué M. Yoon en avril 2025. Malgré sa libération en mars pour vice de procédure, il a été incarcéré à nouveau en juillet par crainte de destruction de preuves. Si reconnu coupable, il serait le troisième ex-président condamné pour insurrection en Corée du Sud.
