Un rapport de l'ARS pointé du doigt par la CGT
Le rapport définitif de l'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, publié le 6 mai, met en lumière des pratiques contestées à l’hôpital pédopsychiatrique Fondation Vallée. L’ARS y dénonce des cas d’enfermement d’enfants et un recours à l’isolement qualifié d’"usuel et banalisé", avec une traçabilité jugée insuffisante. Ces conclusions font suite à une inspection surprise menée en novembre dernier, qui avait déjà conduit à la fermeture des services d’hospitalisation à temps complet en février.
Une mobilisation syndicale pour contester le rapport

Environ 300 personnes se sont rassemblées le 13 mai devant l’établissement, à l’appel de la CGT, pour dénoncer la suspension de quatre unités d’hospitalisation. Estelle Habigand, secrétaire CGT de la Fondation Vallée, critique vivement le document de l’ARS, qu’elle estime "truffé d’erreurs et d’incohérences". Elle souligne notamment que le rapport confondrait selon elle les mesures de protection avec des situations d’enfermement arbitraire.
Des solutions alternatives proposées pour les patients
Les 15 enfants et adolescents encore hospitalisés en février ont été orientés vers des prises en charge "adaptées", selon l’ARS. Cette décision intervient dans un contexte tendu, où les accusations de maltraitance institutionnelle s’opposent aux défenseurs de l’établissement, qui plaident pour une meilleure compréhension des contraintes du secteur pédopsychiatrique. ## Une mobilisation contre la fermeture de lits en pédopsychiatrie
Des professionnels de santé, des syndicats et des élus de gauche se sont rassemblés pour dénoncer la fermeture de 60 lits de pédopsychiatrie à Gentilly, une décision jugée brutale et disproportionnée. Estelle Habigand, porte-parole du mouvement, a critiqué l’impact immédiat sur l’organisation des soins, tout en rejetant les accusations de maltraitance systémique visant la Fondation Vallée.
Un placement contesté et des accusations non confirmées
La CGT du Val-de-Marne a révélé qu’un adolescent de 13 ans aurait été placé en isolement dans une unité de soins intensifs pour adultes, en raison du manque de places en pédopsychiatrie. Les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne (HPEVM) n’ont pas confirmé cette information, invoquant le secret médical. Le syndicat exige la réouverture des lits fermés et la réintégration du personnel déplacé vers l’hôpital Paul-Guiraud.
Des élus dénoncent une privatisation de la psychiatrie
Plusieurs élus, dont la députée LFI Élise Leboucher, estiment que cette décision s’inscrit dans une logique de défiance envers la psychiatrie publique. Ils dénoncent une privatisation croissante du secteur, notamment en pédopsychiatrie, et critiquent l’influence des lobbies promouvant une approche neuro-développementiste, jugée réductrice.
