Une proposition de loi pour imposer le paquet neutre aux cigarettes électroniques
Les députés Nicolas Thierry (Les Écologistes) et Pierre Cazeneuve (Ensemble pour la République) ont déposé mercredi 15 avril une proposition de loi transpartisane visant à étendre le paquet neutre aux produits du vapotage. L’objectif affiché est de limiter l’attrait de ces produits auprès des jeunes et de réduire leur entrée dans la dépendance.
Des emballages uniformisés pour limiter l’attrait marketing

La mesure prévoit que les emballages des cigarettes électroniques et des liquides de vapotage, même sans nicotine, soient standardisés et dépourvus de tout élément graphique ou coloré. Cette approche s’inspire directement des paquets de cigarettes neutres imposés depuis 2017. Les députés ciblent notamment les designs inspirés de l’univers des confiseries ou les couleurs vives, jugés particulièrement attractifs pour les mineurs.
Un équilibre entre santé publique et réalité du vapotage
Pierre Cazeneuve, lui-même ancien fumeur ayant recours à la cigarette électronique, reconnaît les bénéfices de ces produits dans le sevrage tabagique. Cependant, il souligne la nécessité de réguler leur marketing pour éviter une banalisation auprès des jeunes. La proposition s’inscrit dans une logique de santé publique, tout en évitant une taxation excessive des produits de vapotage, qu’il avait critiquée lors du débat sur le budget 2026. ## Une mesure pour lutter contre l’addiction des jeunes
Deux députés proposent une mesure visant à imposer la neutralité des emballages et des cigarettes électroniques, dans le but de réduire l’attractivité de ces produits auprès des jeunes. Cette initiative, soutenue par des associations comme le Comité national contre le tabagisme et Contre-Feu, s’inspire de modèles déjà appliqués en Israël et dans certains pays nordiques.
Un précédent législatif aux résultats mitigés
En 2025, une loi transpartisane avait interdit les puffs, les cigarettes électroniques jetables. Cependant, son impact a été limité, les fabricants ayant contourné l’interdiction en proposant des modèles rechargeables. Les députés espèrent que leur nouvelle proposition, plus large, permettra d’éviter ces contournements.
Des chiffres inquiétants malgré les progrès
Selon l’enquête Espad, 5,8 % des Français de 16 ans vapotaient quotidiennement en 2024, contre 3,1 % pour le tabac. Bien que la cigarette électronique soit moins nocive que le tabac, l’Anses souligne ses effets probables sur la santé cardiovasculaire. Les députés souhaitent inscrire leur mesure à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dès juin.
