Le pape Léon XIV dément cibler Trump après un discours mal interprété en Afrique

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Un discours mal interprété selon le pape Léon XIV

Le pape Léon XIV a tenu à clarifier, samedi 18 avril, que ses propos sur les « tyrans » tenus en Afrique ne visaient pas directement Donald Trump. Lors d’un échange avec des journalistes à bord de l’avion reliant le Cameroun à l’Angola, il a affirmé que son discours avait été rédigé « bien avant » les récentes critiques du président américain.

Un contexte tendu avec Donald Trump

Le souverain pontife a souligné que son allocution, prononcée à Bamenda (Cameroun) le 16 avril, avait été mal interprétée comme une réponse aux attaques de Trump. Ce dernier avait, le 12 avril, critiqué publiquement le pape après un discours de ce dernier contre la guerre et les armes nucléaires.

Une stratégie de désamorçage

Léon XIV a insisté sur le fait que « débattre de nouveau » avec Trump n’était « pas dans son intérêt ». Son intervention en Afrique, marquée par une forte gravité, visait avant tout à dénoncer les violences dans la région, sans cible politique précise. ## Un président américain critique violemment le pape Léon XIV

Le président des États-Unis a multiplié les attaques contre le pape Léon XIV, l’accusant d’être « faible sur le crime » et de ne pas croire en la lutte contre la criminalité. Dans un post publié sur les réseaux sociaux, il a également affirmé que le souverain pontife « fait joujou avec un pays qui souhaite se doter de l’arme nucléaire », en référence à l’Iran. Plus tôt dans la journée, lors d’une conférence de presse à la base militaire d’Andrews, le président avait déjà exprimé son mécontentement, qualifiant le pape de « très libéral » et critiquant son approche sur les questions de sécurité.

Le pape entame une visite en Angola, pays marqué par la pauvreté

Le pape Léon XIV est arrivé samedi en Angola pour une visite de trois jours, dans un pays où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté malgré des décennies d’exploitation pétrolière. Il a atterri à l’aéroport de Luanda, capitale de cette ancienne colonie portugaise d’Afrique australe, où 44 % des habitants (soit 15 millions de personnes) se déclarent catholiques. Dans l’après-midi, il a été reçu par le président angolais, Joao Lourenço, avant de prononcer un discours devant les autorités locales.

Un contexte tendu entre Washington et le Vatican

Ces critiques interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre l’administration américaine et le Vatican. Le président américain avait déjà exprimé son opposition aux positions du pape sur plusieurs dossiers, notamment la régulation des armes nucléaires et la lutte contre la criminalité. Cette escalade verbale pourrait compliquer les relations diplomatiques entre les deux institutions, alors que le pape entame une tournée africaine marquée par des enjeux sociaux et économiques majeurs.