Opération conjointe contre l'EI au Nigeria
Les forces armées nigérianes et américaines ont mené une série de frappes aériennes dans le nord-est du Nigeria, neutralisant 175 combattants de l'État islamique (EI). Cette opération, menée depuis plusieurs jours, a également ciblé des infrastructures clés du groupe djihadiste.
Parmi les cibles éliminées figure Abu Bilal Al-Minuki, un chef djihadiste présenté comme une figure majeure de l'EI. Selon le porte-parole de l'armée nigériane, Samaila Uba, ce dernier jouait un rôle central dans les opérations extérieures, incluant le financement, le recrutement et la planification d'attaques.
Contexte d'une insurrection meurtrière

Depuis 2009, l'insurrection djihadiste dans le nord-est du Nigeria, d'abord menée par Boko Haram puis par l'État islamique en Afrique de l'Ouest (EIAO), a fait plus de 40 000 morts et déplacé 2 millions de personnes, selon l'ONU. La recrudescence récente des attaques a poussé le président nigérian Bola Tinubu à décréter un état d'urgence national en novembre 2025.
Réactions et implications régionales
La mort d'Al-Minuki est présentée comme un coup dur pour le commandement de l'EI, perturbant ses réseaux opérationnels. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, avaient menacé d'une intervention militaire en cas d'aggravation de la situation. Cette opération conjointe pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le terrorisme dans la région. ## Une coopération militaire renforcée contre les groupes djihadistes
Le président nigérian, Al-Minuki, a exprimé sa gratitude envers son homologue américain pour son « soutien indéfectible », tout en appelant à des frappes plus « décisives » contre les bastions terroristes dans le pays. Le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a confirmé à l’AFP que les opérations conjointes avaient permis d’éliminer plus de 175 membres de l’État islamique (EI), affaiblissant ainsi leur capacité à planifier des attaques.
Des résultats opérationnels et des cibles stratégiques
Selon les déclarations de Dagvin Anderson, commandant de l’Africom, les forces nigérianes ont joué un rôle clé en identifiant les cibles, en fournissant des renseignements et en soutenant les frappes. L’armée nigériane a précisé que des figures importantes de l’EI, dont des responsables de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO), avaient été neutralisées. Les frappes conjointes ont également détruit des postes de contrôle, des caches d’armes et des infrastructures logistiques utilisées par les groupes terroristes.
Un contexte sécuritaire tendu dans le nord du Nigeria
Boko Haram et l’EIAO ont intensifié leurs attaques contre des villages, des postes de police et des bases militaires, faisant de nombreuses victimes civiles et militaires. Parallèlement, des bandes criminelles multiplient les enlèvements et les raids contre des localités, aggravant l’insécurité dans le nord du pays. Les États-Unis, qui ont déjà mené des frappes en coordination avec Abuja, ont déployé environ 200 soldats pour appuyer les forces nigérianes.
