Opération militaire contre des narcotrafiquants
L'Equateur bombarde un camp de narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis
L'Equateur a mené une opération militaire vendredi 6 mars contre un camp d'entraînement d'une faction dissidente de la guérilla des FARC, situé à la frontière avec la Colombie. Cette action a été réalisée dans la province amazonienne de Sucumbios, dans le nord-est du pays, visant un groupe narcocriminel appelé Commandos de la Frontière (CDF) qui utilisait la zone à la fois comme campement et zone d'entraînement.
Coopération internationale renforcée

La coopération étroite entre l'Equateur et les Etats-Unis dans la lutte contre les réseaux criminels
Le commandement militaire américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes (SouthCom) avait prévu une collaboration entre Quito et Washington dans des opérations contre des organisations désignées comme terroristes en Equateur. Le ministère de la défense équatorien a souligné l'importance de cette coopération internationale pour contrer les activités illégales des mafias au-delà des frontières.
Réaction des autorités
Le président équatorien valide l'opération militaire
Le président équatorien, Daniel Noboa, a partagé sur son compte Instagram des images du bombardement mené sur un camp de narcotrafiquants près d'une rivière, accompagné de la chanson Psycho Killer du groupe Talking Heads. Le porte-parole du Pentagone a confirmé que le Ministère de la Guerre avait agi en réponse à la demande de l'Equateur pour démanteler les réseaux narcoterroristes. ## Destruction du lieu de repos du chef des CDF
Un bandeau accompagne une vidéo affirmant la destruction du lieu de repos de Mono Tole, chef des CDF. D'autres images montrent un hélicoptère militaire survoler la zone avant d'atterrir près de la rivière.
Sommet international "Bouclier des Amériques" en Floride
Samedi, le président américain, Donald Trump, accueillera plusieurs dirigeants d'Amérique latine, dont le président équatorien, pour un sommet visant à discuter de la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Cette rencontre intervient dans un contexte où environ 70% de la cocaïne produite en Colombie et au Pérou transite par l'Equateur pour être exportée via ses ports sur le Pacifique. Cette situation a entraîné une hausse record d'homicides dans le pays, avec de nombreux groupes criminels se disputant le marché.
