Mission d'enquête de l'ONU dénonce des actes de « génocide » à El-Fasher
La mission indépendante d'établissement des faits de l'ONU sur le Soudan souligne des actes de génocide à El-Fasher, commis par les Forces de soutien rapide (FSR) en octobre 2025. Les agissements des paramilitaires ont conduit à des violences ethniques, des meurtres ciblés et des destructions massives.
Washington annonce des sanctions
Suite à ces révélations, des sanctions ont été annoncées par les Etats-Unis. Il est nécessaire de protéger les civils dans la région du Kordofan, désormais au centre du conflit entre l'armée régulière et les FSR. Des frappes de drones ont causé la mort de dizaines de civils innocents, accentuant la gravité de la situation.

Appels à l'action de la communauté internationale
Les Nations unies doivent agir de manière vigoureuse pour mettre fin à ces atrocités et garantir la paix. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit prendre des mesures concrètes pour protéger les populations affectées par les violences au Soudan. ## Prises de sanctions contre des commandants des forces soudanaises
Une situation critique au Soudan
Avant la prise de la ville, dix-huit mois de siège ont « systématiquement affaibli la population ciblée par la famine, les privations, les traumatismes et l’enfermement », la laissant « sans défense face à l’extrême violence qui a suivi », rappelle la mission. Au début de l’offensive, des milliers de personnes ont été « tuées, violées ou ont disparu au cours de trois jours d’horreur absolue ».
Des mesures prises par le gouvernement américain
Le gouvernement américain a annoncé des sanctions contre trois commandants des FSR accusés d’avoir dirigé les paramilitaires à El-Fasher. Les sanctions visent Elfateh Abdullah Idris Adam, Gedo Hamdan Ahmed Mohamed et Tijani Ibrahim Moussa Mohamed, tous trois impliqués dans le massacre de milliers de personnes, des enlèvements, des actes de torture et de violence sexuelle.
Des conséquences à l'échelle internationale
Ces sanctions impliquent le gel des avoirs aux Etats-Unis des personnes visées, ainsi que l'interdiction pour toute entité américaine de faire affaire avec les trois commandants. Elles font suite à des décisions similaires prises par le Royaume-Uni et l'Union européenne, visant les mêmes responsables militaires des FSR. La situation au Soudan, où près de trois ans de guerre ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné plus de 11 millions de personnes, est qualifiée par l'ONU de « pire crise humanitaire au monde ».
