Un non-lieu requis dans l’enquête sur le crash d’EgyptAir
Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’enquête sur le crash de l’avion d’EgyptAir survenu en 2016, mettant fin à une procédure judiciaire ouverte après la mort de 66 personnes, dont 15 Français. Selon une source proche du dossier, l’enquête n’a pas permis d’identifier d’autres responsabilités que celles des membres d’équipage, tous décédés dans l’accident.
Un incendie dans le cockpit à l’origine de la catastrophe

L’Airbus A320 du vol MS 804, reliant Paris au Caire, s’était abîmé en mer Méditerranée le 19 mai 2016, entre la Crète et la côte nord de l’Égypte. Le parquet a conclu que l’accident était dû à un incendie déclenché par une fuite d’oxygène provenant du boîtier de rangement du masque à oxygène du pilote, combinée à une source de chaleur inconnue dans le cockpit.
Une erreur humaine au cœur des conclusions
Dans son réquisitoire définitif, le parquet a attribué la fuite d’oxygène à « l’engagement intempestif » d’un bouton d’urgence par le copilote. Cette conclusion met un terme à une décennie d’enquête, sans mise en cause d’autres acteurs que l’équipage. ## Un non-lieu contesté par les familles des victimes
Les juges parisiens chargés de l’enquête sur le crash du vol MS804 d’EgyptAir en 2016 doivent trancher entre un non-lieu et des investigations complémentaires. Après neuf ans d’instruction, les proches des victimes dénoncent une justice "bâclée" et un manque de transparence. Ils réclament la mise en examen de la compagnie égyptienne pour des manquements présumés en matière de maintenance.
Des conclusions jugées incomplètes
Les familles s’appuient sur des enregistreurs de vol pour contester les conclusions du parquet, qu’elles qualifient de "tronquées". Selon elles, ces conclusions entrent en contradiction avec les analyses du Bureau d’enquêtes sur les accidents (BEA). "La justice française n’est pas crédible dans ce dossier", affirment-elles, dénonçant un obstacle à la vérité.
Une indignation persistante dix ans après la catastrophe
À l’occasion du dixième anniversaire du drame, les associations de victimes maintiennent leur demande d’une enquête approfondie. "Nous ne pouvons accepter un non-lieu alors que toutes les pistes n’ont pas été explorées", insistent-elles. Les familles exigent des réponses claires sur les causes de l’accident, évoquant notamment un contexte de fonds musicaux et un comportement de l’équipage jugé peu professionnel.
