Aurore Bergé épargnée par un non-lieu dans l'affaire des crèches privées

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Un non-lieu requis pour Aurore Bergé dans l'affaire des crèches privées

Le parquet général près la Cour de cassation a requis un non-lieu en faveur d'Aurore Bergé, mercredi 20 mai. Cette décision intervient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en janvier 2025, visant la ministre soupçonnée d'avoir menti sous serment sur ses liens avec une lobbyiste du secteur des crèches privées.

Une procédure ouverte après un signalement de l'Assemblée nationale

L'enquête avait été déclenchée à la suite d'un signalement du bureau de l'Assemblée nationale, pour "faux témoignage sous serment devant une commission parlementaire". Ce signalement faisait suite à des déclarations d'Aurore Bergé lors d'une audition le 30 avril 2024, où elle avait affirmé ne pas entretenir de liens personnels, intimes ou amicaux avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches.

Un contexte lié à la publication d'un livre d'enquête

Le procureur général Rémy Heitz a rappelé que ce signalement était intervenu après la publication, le 18 septembre 2024, de l'ouvrage *Les Ogres* (Flammarion, 2024) écrit par Victor Castanet. La procédure est actuellement examinée par la Cour de justice de la République, compétente pour juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions. ## Un non-lieu requis dans l'affaire opposant Aurore Bergé à Elsa Hervy

L'information judiciaire ouverte contre Aurore Bergé, ancienne ministre des Solidarités et des Familles, n'a pas permis d'établir l'existence d'un "pacte de non-agression" avec Elsa Hervy, selon les conclusions du parquet général près la Cour de cassation. Rémy Heitz, avocat de Mme Bergé, a souligné que les investigations n'avaient pas démontré de lien personnel, intime ou amical entre les deux femmes, invalidant ainsi les accusations portées contre son cliente.

Des éléments numériques et des témoignages analysés

Plusieurs collaborateurs d'Aurore Bergé, ainsi que Victor Castanet et Elsa Hervy, ont été auditionnés dans le cadre de l'enquête. Par ailleurs, des supports numériques appartenant aux deux parties ont été saisis et exploités, comme l'a précisé Me Heitz. Ces éléments n'ont pas permis d'étayer les allégations initiales, conduisant à la requête de non-lieu formulée par le parquet.

La balle dans le camp de la CJR

Le parquet général a requis un non-lieu lundi, laissant désormais à la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) le soin de trancher. Cette décision marque une étape clé dans une affaire qui avait suscité de vives polémiques, notamment après les révélations de Victor Castanet sur les conditions de vie dans les établissements Orpea.