Une maladie neurodégénérative fréquente mais méconnue
La maladie à corps de Lewy (MCL) est une affection neurodégénérative qui touche principalement les personnes âgées. Selon France Alzheimer, elle constitue la deuxième cause de troubles cognitifs dégénératifs après la maladie d’Alzheimer. Elle se manifeste par des dépôts anormaux d’une protéine au sein des cellules cérébrales, perturbant ainsi les transmissions nerveuses.
Symptômes et évolution

Les symptômes de la MCL incluent des changements d’humeur, des hallucinations et des troubles moteurs, similaires à ceux observés dans la maladie de Parkinson. À ce jour, aucun traitement curatif n’existe, bien que des approches thérapeutiques permettent de soulager certains symptômes. En France, environ 250 000 personnes seraient atteintes, avec une espérance de vie moyenne de cinq à huit ans après le diagnostic.
Des cas célèbres
Plusieurs personnalités ont été touchées par cette maladie, comme l’acteur Robin Williams, décédé en 2014, ou l’ancienne présentatrice météo Catherine Laborde, disparue en 2025. La récente disparition de Nathalie Baye, à 77 ans, a rappelé l’importance de mieux comprendre cette pathologie encore trop peu connue. ## Un engagement pour la fin de vie
Nathalie Baye, décédée à 77 ans, s’était illustrée en 2023 en signant une tribune dans *L’Obs* aux côtés de 109 personnalités. Leur objectif : interpeller Emmanuel Macron sur l’évolution de la loi relative à la fin de vie, un débat toujours en cours au Parlement. Dans ce texte, les signataires soulignaient que des Français, atteints de maladies graves et incurables, subissaient des souffrances physiques et morales que les traitements ne pouvaient plus apaiser.
Des mots forts pour une cause personnelle
L’actrice avait exprimé ses convictions avec franchise dans une interview accordée à *L’Obs* en mars 2023. « Je ne vois pas l’intérêt de faire durer les souffrances », déclarait-elle, ajoutant : « La vie nous appartient. La mort aussi. Et si un jour, je suis moi-même dans cet état, je voudrais, de la même manière, qu’on arrête la comédie de la vie. Fini, quoi. » Ces propos reflétaient son engagement pour une législation plus humaine face à la fin de vie.
Un héritage militant
Son décès intervient alors que le Parlement examine toujours des propositions visant à encadrer l’aide active à mourir. Nathalie Baye avait contribué à donner une voix à ce débat, en s’appuyant sur son expérience et sa notoriété pour alerter sur la nécessité d’une réforme. Son combat rejoint celui de nombreux citoyens et associations qui militent pour une fin de vie digne et choisie.
