Narges Mohammadi condamnée à six ans de prison en Iran
La militante des droits humains et lauréate du Prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été condamnée à six ans de prison pour des accusations de "rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes" en Iran. Son avocat a également signalé qu'elle avait écopé d'une peine supplémentaire d'un an et demi de prison pour des activités de propagande.
Grève de la faim et état de santé préoccupant

La Fondation Narges Mohammadi a rapporté que la militante avait entamé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention illégale prolongée, ses mauvaises conditions de détention et le manque de communication avec sa famille et ses avocats. Son avocat a précisé qu'elle avait mis fin à sa grève de la faim après six jours, mais que son état de santé restait préoccupant. Elle avait été hospitalisée il y a trois jours avant de retourner en détention.
Arrestation et isolement
Narges Mohammadi avait été arrêtée le 12 décembre en même temps que d'autres militants, suite à un discours prononcé lors d'une cérémonie en hommage à un avocat décédé. Elle avait ensuite été placée à l'isolement dans la prison de Mashhad, située dans l'est de l'Iran. ## Situation critique pour la militante des droits humains
Une militante des droits humains, incarcérée avant le début du mouvement de contestation violemment réprimé par les autorités, se retrouve dans une situation critique. Ses soutiens dénoncent une tentative de la faire taire en lui interdisant de passer des appels, craignant qu'elle ne témoigne sur le mouvement de contestation.
Accusations de violences et de mauvais traitements
Des accusations de torture et de mauvais traitements ont été portées à l'encontre des forces de sécurité lors de son arrestation, incluant des passages à tabac. Sa famille a également rapporté qu'elle était "souffrante" et que les autorités refusaient de lui permettre un examen médical indépendant après une arrestation violente en décembre.
Elle avait déjà été détenue en 2021 pour des problèmes pulmonaires, avant d'être libérée provisoirement fin 2024. Malgré de nombreuses années de détention, la militante n'a jamais cessé de militer pour les droits humains et la défense des prisonniers politiques, lui valant ainsi le prix Nobel de la paix.
