Un dentiste accusé de mutilations et d'escroqueries en Lozère

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Un ancien dentiste jugé pour des mutilations et escroqueries en Lozère

Un ex-chirurgien-dentiste de 61 ans comparaît ce mercredi 6 et jeudi 7 mai devant le tribunal correctionnel de Mende, accusé d’avoir pratiqué des actes médicaux injustifiés et mal exécutés, causant des mutilations chez des dizaines de patients. José Pereira Mendes, né au Portugal, a exercé deux ans en Lozère avant son interpellation en 2021.

Des accusations graves et des peines encourues

L’ancien praticien est poursuivi pour « violences suivies de mutilation ou infirmité permanente », « escroquerie au préjudice de la Sécurité sociale », « abus de confiance » et « blanchiment ». Il risque jusqu’à dix ans de prison. Lors de son arrivée au tribunal, il a nié les faits financiers, affirmant être « une victime de son assistante ».

Un procès qui rappelle d’autres affaires similaires

Cette affaire évoque le procès des dentistes marseillais Lionel et Jean-Claude Guedj, condamnés en 2023 pour avoir mutilé près de 400 patients. Mendes, qui a cessé son activité après son incarcération, devra répondre des séquelles dénoncées par ses anciens patients. ## Un dentiste accusé de fraude et de mutilations sur des patients

Le docteur Pereira Mendes, dentiste en Lozère, est poursuivi pour avoir causé un préjudice de 330 000 euros à la Caisse commune de sécurité sociale (CCSS). Les accusations portent sur des facturations d’actes non justifiés ou non réalisés, ainsi que sur des erreurs de codage visant à obtenir des remboursements indus.

Des soins inappropriés et des patients en détresse

Selon un rapport d’expertise, la quasi-totalité des interventions du praticien étaient non conformes, inachevées et nécessitaient d’être refaites. Plusieurs patients ont été laissés dans un état de détresse, avec des séquelles importantes. Une experte a notamment souligné un cas où une patiente, venue pour un abcès, a subi l’ablation de 16 dents saines, suivie de la pose d’implants non fonctionnels.

Quarante-quatre victimes identifiées, mais d’autres pourraient se manifester

Les enquêteurs ont recensé 44 patients victimes présumées, mais d’autres pourraient encore se constituer parties civiles lors du procès. Parmi les témoignages recueillis, une patiente a déclaré souffrir en permanence de sa bouche, tandis qu’un autre patient a affirmé avoir été mutilé après l’ablation de 14 dents saines.