Le RN dépose une motion de censure contre la stratégie énergétique 2035: un coup de poker politique ou une vraie menace pour le gouvernement?

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Le RN dépose une motion de censure contre la stratégie énergétique 2035

Le groupe des députés du Rassemblement National à l’Assemblée nationale a déposé une motion de censure contre le gouvernement en réaction à la publication de la stratégie énergétique jusqu'en 2035.

Motifs de la motion de censure

Le parti conteste la politique énergétique actuelle, dénonçant une accélération des énergies intermittentes, une désinformation sur le nucléaire et une potentielle menace sur les finances publiques. Il critique également le passage par décret au lieu d'une validation par le Parlement.

Position du RN

Le Rassemblement National estime que l'adoption de la programmation pluriannuelle de l'énergie aurait dû se faire par le biais de la loi conformément au code de l'énergie. Il dénonce un choix jugé irrationnel des énergies intermittentes imposé par la Commission européenne. ## Examen de la motion de censure prévu mercredi

La motion de censure sera examinée au plus tôt mercredi, conformément à un délai obligatoire de 48 heures entre le dépôt et l’examen. Cependant, les chances d'adoption de cette motion sont minces, car jusqu'à présent, les motions de censure du RN n'ont jamais été votées par la gauche.

Nouvelle stratégie politique énergétique dévoilée

Le gouvernement a présenté le 12 février sa nouvelle stratégie politique en matière d'énergie, après trois ans de débats intenses et de nombreux reports. Cette stratégie met l'accent sur la promotion de l'électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, pour remplacer les énergies fossiles coûteuses à importer. Le déploiement de l'éolien terrestre et du solaire sera également réduit selon cette feuille de route.

Débat au Sénat sur le recours aux décrets

La droite sénatoriale a vivement contesté la décision du gouvernement de recourir aux décrets. Un débat sur ce sujet est prévu lundi après-midi au Sénat, à la demande du président de la chambre haute, Gérard Larcher.