Une motion de censure envisagée par la gauche
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a évoqué dimanche 12 avril la possibilité d’une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, en cas d’échec du dialogue social sur la question du travail le 1er-Mai. Cette menace intervient alors que le groupe communiste a proposé aux autres formations de gauche de s’associer à cette initiative, soutenue par les élus LFI.
Un texte controversé sur le travail du 1er-Mai

Une proposition de loi visant à étendre le travail le 1er-Mai doit être examinée en commission mixte paritaire (CMP) entre députés et sénateurs. Ses promoteurs souhaitent une réunion dès ce mardi pour une application rapide du texte dès 2026. Vendredi, les défenseurs du projet ont rejeté tactiquement son examen à l’Assemblée pour accélérer son adoption.
Une alliance fragile à gauche
Si les groupes communistes et LFI ont confirmé leur intention de déposer une motion de censure, leur nombre de députés reste insuffisant pour y parvenir. Olivier Faure a souligné l’importance de « poser des limites » pour ce jour symbolique, insistant sur la nécessité d’un « dialogue social » plutôt que d’une législation unilatérale. ## Un dialogue social sous tension
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a révélé dimanche avoir échangé avec Stéphane Peu, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale. Ce dernier aurait évoqué la possibilité d’une « censure » si le dialogue social n’aboutissait pas, selon les propos rapportés par M. Faure. Ce dernier a précisé que cette menace pourrait émaner de l’ensemble des partis de gauche, qui jugeraient nécessaire de « poser des limites » pour éviter une « déconstruction du Code du travail ».
Une promesse du gouvernement sous surveillance
Le patron du PS a salué la promesse du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de ne pas « passer en force » sur le projet de réforme. Il a indiqué avoir également échangé avec lui sur le sujet. Dimanche, Matignon a demandé au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, de recevoir les syndicats lundi soir. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a pour sa part estimé sur France 3 que le dialogue social ne pouvait être « éludé », tout en souhaitant que le texte soit « applicable pour le 1er-Mai prochain ».
Une solution par décret envisagée
Olivier Faure a réclamé que la commission mixte paritaire ne soit pas convoquée, suggérant que la question pourrait être réglée par « décret ». Cette position reflète les tensions persistantes autour du calendrier et des modalités de la réforme, alors que les syndicats et les partis de gauche exigent des garanties sur le contenu du texte.
