Une mobilisation inédite contre le RN à Mâcon
Entre 1 800 et 3 000 personnes, selon les sources, ont défilé vendredi à Mâcon pour le 1er-Mai, un chiffre bien supérieur aux habituelles manifestations locales. Les participants, venus de toute la région, brandissaient des drapeaux syndicaux, palestiniens ou politiques, ainsi que des pancartes dénonçant le Rassemblement national (RN) et réclamant des mesures sur le pouvoir d’achat.
Un symbole fort contre la « fête de la nation » du RN
La mobilisation s’inscrivait en réaction à la tenue, dans la même ville, du meeting annuel du RN, baptisé « fête de la nation ». Cette manifestation remplace depuis plusieurs années le traditionnel défilé parisien du parti d’extrême droite, autrefois centré sur Jeanne d’Arc. Après Le Havre, Perpignan et Narbonne, Mâcon accueillait cette année l’événement, qui se déplace désormais en région.

Une opposition organisée et visible
Les manifestants ont déployé une banderole « Non au RN » sur l’esplanade Lamartine, un lieu symbolique. La veille, des écologistes l’avaient déjà installée sur la roche de Solutré, site lié à l’histoire du Parti socialiste. Parallèlement, un « village des résistances » a été installé pour contrer la présence du RN, illustrant la détermination des opposants à faire entendre leur voix. ## Un rassemblement syndical contre le RN et pour des revendications sociales
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Mâcon pour exprimer leur opposition au Rassemblement national (RN) et réclamer des mesures sociales. Les slogans portaient sur la défense du droit au repos, l'augmentation des salaires et des pensions, ainsi que la dénonciation de la hausse des prix des carburants.
"Le fait que le RN soit présent à Mâcon, c'est de la provocation", a déclaré Luc, 20 ans, à l'AFP. Martine, 67 ans, a souligné l'importance de ce rassemblement pour "défendre les valeurs du travail".
La présence de Bardella et Le Pen sous haute tension
Dans l'après-midi, Jordan Bardella et Marine Le Pen doivent prendre la parole au Spot, une salle de 5 000 places située dans la préfecture de Saône-et-Loire, qui compte plus de 35 000 habitants. Cette apparition commune pourrait être l'une des dernières avant le 7 juillet, date à laquelle la cour d'appel de Paris rendra son verdict dans l'affaire judiciaire impliquant Marine Le Pen.
La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a partagé sur les réseaux sociaux des images de l'arrivée de ses partisans à ce rassemblement.
Un contexte politique et social tendu
Le rassemblement intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques et des revendications sociales croissantes. Les manifestants dénoncent notamment la politique économique du gouvernement et l'influence grandissante du RN, tandis que le parti d'extrême droite tente de consolider son ancrage dans la région.
