Edouard Philippe défie la justice : sa candidature présidentielle malgré les mises en examen

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Une mise en examen ne freinera pas sa candidature

Edouard Philippe a affirmé jeudi 28 mai qu’aucune mise en examen, même en cours de campagne, ne l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre a fait cette déclaration sur France Inter, répondant aux interrogations soulevées par l’enquête en cours du Parquet national financier (PNF).

Des soupçons de détournement de fonds publics

L’enquête, confiée à un juge d’instruction, porte sur des accusations de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion. Ces soupçons concernent un marché conclu entre la mairie du Havre, dont Edouard Philippe est le maire, et une association. Une lanceuse d’alerte avait alerté le PNF en septembre 2023, déclenchant une enquête et des perquisitions en avril 2024. Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en juin 2025.

Une campagne sous surveillance judiciaire

Malgré ces procédures, Edouard Philippe maintient sa détermination à concourir pour la présidentielle. Son refus de se retirer en cas de mise en examen pourrait alimenter les débats sur l’indépendance de la justice et l’éthique en politique. L’affaire reste suivie de près par les observateurs, à quelques mois du scrutin. ## Une défense ferme face aux critiques

Le président du parti Horizons a réaffirmé son innocence dans l'affaire judiciaire qui le concerne, qualifiée de « très technique ». « Je n’ai pas enfreint la loi, je suis innocent, et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions », a-t-il déclaré, marquant ainsi sa détermination à clarifier sa position.

Une campagne menée à son rythme

Face aux critiques internes sur sa discrétion en début de campagne, l’ancien Premier ministre a justifié son approche. « La campagne va durer onze mois, elle sera longue et riche en rebondissements. Je vais la mener pleinement, selon mon rythme, sans que personne ne me le dicte, ni mes amis ni mes adversaires », a-t-il insisté. Il a également souligné sa volonté de diversifier les formats de communication pour toucher les Français.

Des référendums pour apaiser les doutes

En cas d’élection, il a confirmé son intention de proposer des référendums sur une « règle d’or » budgétaire et sur les retraites. Cette démarche vise à rassurer les électeurs de gauche, notamment en cas de duel au second tour contre le Rassemblement National, en leur offrant « la possibilité de s’exprimer sur des sujets clés ». Une stratégie destinée à éviter un sentiment de « piège » chez ses soutiens potentiels.