La controverse autour de l'élection de Min Aung Hlaing comme président de la Birmanie

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Min Aung Hlaing élu président de la Birmanie

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a été élu président vendredi 3 avril par le Parlement. Opposé à deux autres candidats, il a obtenu au moins 293 voix sur 584 exprimées, dépassant ainsi le seuil de la majorité. Cette élection est dénoncée comme une manœuvre destinée à un transfert de pouvoir de l’armée à elle-même.

Une situation controversée

Min Aung Hlaing, général de 69 ans, avait renversé le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi par un coup d’État en 2021. Suite à cette prise de pouvoir, le pays est plongé dans une guerre civile. La nomination du général à la tête de la Birmanie en tant que président est largement critiquée par de nombreux pays et observateurs internationaux. ## Remplacement de la junte par des élections législatives en Birmanie

Après cinq ans de régime autoritaire, la junte birmane a organisé récemment des élections législatives. Présentées comme un retour à la démocratie, ces élections ont été fortement critiquées.

Victoire écrasante et controverse

Le scrutin n'a pas pu se dérouler dans certaines zones contrôlées par des rebelles et a conduit à une victoire sans opposition des partis pro-militaires. Cette situation a suscité de vives réactions de désapprobation de la part de nombreux pays et observateurs internationaux.

Passage de pouvoir en douceur

Selon la Constitution birmane, Min Aung Hlaing, ancien chef de la junte, devait abandonner ses fonctions militaires pour devenir président. Il a été remplacé au poste de commandant en chef des forces armées par l'un de ses fidèles. Cette manoeuvre lui permettrait de continuer à influencer l'armée en coulisses, selon les analystes.