Les médecins libéraux refusent de rencontrer la ministre de la santé
Les médecins libéraux en grève refusent de rencontrer la ministre de la santé en marge de leur manifestation parisienne, samedi. Les syndicats, mobilisés du 5 au 15 janvier, souhaitent interpeller directement le premier ministre pour modifier des réformes jugées néfastes pour la profession.
Une mobilisation croissante

La mobilisation des médecins libéraux en grève s'intensifie, avec une manifestation prévue à Paris le 10 janvier, suivie de fermetures de blocs opératoires de cliniques privées lundi, mardi et mercredi. L'intersyndicale a rejeté une proposition de rendez-vous avec la ministre de la santé, estimant qu'elle ne permettrait pas d'infléchir les décisions prises.
Dénonciation de diverses politiques
Les médecins libéraux dénoncent plusieurs politiques les affectant, telles qu'un budget de la Sécurité sociale 2026 jugé insuffisant, des limitations des prescriptions d'arrêt de travail, ou encore des mesures contournant les négociations conventionnelles avec l'Assurance maladie. ## La ministre de la santé veut rebâtir la confiance avec les médecins libéraux
La ministre de la santé a exprimé vendredi sa volonté de renouer le dialogue avec les médecins libéraux, sans toutefois préciser les points pouvant faire l'objet de discussion. Dans une lettre adressée à l'intersyndicale, elle a simplement mentionné la volonté d'ouvrir des travaux pour relancer les discussions conventionnelles.
L'activité des médecins libéraux en baisse, impact sur les services d'urgence
Les derniers chiffres, datant de mardi, montrent une baisse de 19 % de l'activité chez les généralistes libéraux et de 12 % chez les spécialistes. Cette situation a des conséquences sur les services d'urgence des hôpitaux, déjà confrontés à une épidémie de grippe et aux conditions météorologiques difficiles des derniers jours.
Après la manifestation de samedi, environ 2 000 médecins de bloc opératoire ont prévu un exil symbolique à Bruxelles. Les syndicats ont obtenu quelques concessions concernant le projet de budget de la Sécurité sociale, mais certaines mesures contestées restent en place, telles que la fixation unilatérale des tarifs des actes médicaux par l'Assurance maladie.
