Interdiction de manifestations d’extrême droite et antifascistes à Paris
La préfecture de police de Paris a interdit trois événements prévus cette semaine, craignant des troubles à l’ordre public. Un rassemblement d’extrême droite, organisé par le Comité du 9 mai, ainsi que deux manifestations antifascistes, ont été interdits par arrêtés publiés mardi 5 mai.
Contexte et motivations des interdictions

Le Comité du 9 mai, groupe classé à l’ultradroite, avait prévu une « marche silencieuse » samedi en hommage à Sébastien Deyzieu, militant mort en 1994 après une chute depuis un toit. La préfecture invoque des risques de violences, évoquant notamment la mort récente d’un autre militant d’extrême droite à Lyon en février.
Réactions et enjeux sécuritaires
Les autorités soulignent également que lors d’une précédente manifestation du même groupe, des participants avaient dissimulé leur visage sans motif légitime. Les interdictions visent à prévenir tout risque de confrontation entre les différents groupes et à maintenir l’ordre public dans la capitale. ## Un contexte politique explosif
La manifestation prévue à Paris s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par une polarisation accrue. Le préfet de police Patrice Faure alerte sur le risque d’actions violentes, notamment en raison de la présence annoncée de militants ultranationalistes radicaux, venus de plusieurs pays européens, dont la Hongrie, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et l’Italie. L’an dernier, des symboles néonazis et des saluts nazis avaient déjà été observés lors d’un rassemblement similaire.
Des contre-manifestations pour contrer l’extrême droite
En réponse, des collectifs antifascistes ont organisé un rassemblement place du Panthéon, baptisé « village contre l’extrême droite ». Cet événement s’inscrit dans un week-end de mobilisation les 8 et 9 mai, sous le slogan « Pas de nazis dans Paris ». Les autorités craignent un scénario similaire à celui de Nantes en décembre 2025, Rennes en janvier, Toulouse ou le sud de Paris en mars, où des affrontements violents avaient opposé des groupes d’ultragauche et d’ultradroite.
Une interdiction pour éviter les heurts
Un troisième arrêté préfectoral interdit une manifestation entre la place Saint-Michel et la place Denfert-Rochereau. Le parcours choisi aurait inévitablement conduit à une confrontation physique entre les deux cortèges, créant un risque immédiat d’affrontements violents entre militants aux opinions antagonistes.
