Londres sous tension : 4 000 policiers face à la mobilisation massive de l'extrême droite

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Une mobilisation massive sous haute surveillance policière

Des dizaines de milliers de partisans de Tommy Robinson, figure controversée de l’extrême droite britannique, ont défilé samedi dans le centre de Londres. La police, mobilisée en force, a déployé 4 000 agents pour encadrer cette manifestation, organisée parallèlement à une marche propalestinienne et à la finale de la Coupe d’Angleterre. Les forces de l’ordre ont procédé à 31 interpellations, tout en soulignant que les rassemblements se déroulaient « sans incident majeur ».

Un contexte politique tendu

Tommy Robinson, dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon, espérait reproduire le succès de sa précédente mobilisation en septembre, qui avait rassemblé 150 000 personnes. Cette nouvelle marche, intitulée *Unite the Kingdom*, intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance du parti anti-immigration Reform UK, dirigé par Nigel Farage. Sur scène, des personnalités d’extrême droite et des victimes présumées de l’immigration ont pris la parole, tandis que des drapeaux britanniques et anglais flottaient en masse.

Des moyens exceptionnels pour éviter les débordements

Pour sécuriser l’événement, la police a utilisé des véhicules blindés, des drones et des caméras de reconnaissance faciale en temps réel, une première dans ce cadre. Malgré les appels au calme de Robinson, les autorités restaient en alerte, craignant des affrontements similaires à ceux survenus lors de la précédente manifestation. La présence simultanée de supporters de football et de contre-manifestants ajoutait à la complexité de la situation. ## Deux hommes arrêtés avant une marche controversée

Les forces de l’ordre ont interpellé samedi matin deux individus près de la gare d’Euston, soupçonnés de s’apprêter à participer à une manifestation et impliqués dans des violences à Birmingham. Les autorités craignaient leur implication dans des actes de « coups et blessures ».

Interdictions d’entrée pour des figures d’extrême droite

Downing Street a annoncé avoir interdit l’entrée au Royaume-Uni à 11 « agitateurs étrangers d’extrême droite », dont l’Américano-Colombienne Valentina Gomez, connue pour ses propos haineux envers les musulmans. Parmi les autres exclus figurent l’eurodéputé polonais Dominik Tarczynski et le député flamand Filip Dewinter, qui ont confirmé leur refus d’accès.

Tensions et mesures de sécurité renforcées

La police a déployé des caméras de reconnaissance faciale pour identifier d’éventuels perturbateurs, craignant des violences lors de la marche « Unite the Kingdom ». Les autorités justifient ces mesures par un « contexte d’instabilité mondiale » et une montée des tensions communautaires, notamment après des attaques antisémites et des craintes accrues au sein des communautés musulmanes.