Des dizaines d'arrestations lors des manifestations du 1er-Mai à Istanbul
Plus de 50 manifestants ont été interpellés vendredi matin à Istanbul par les forces de l'ordre, alors qu'ils participaient aux rassemblements traditionnels du 1er-Mai. Selon des journalistes de l'AFP présents sur place, les arrestations ont ciblé principalement deux groupes issus de quartiers de la rive européenne de la ville.
Un dispositif policier massif autour de la place Taksim

La place Taksim, symbole historique des mouvements de contestation en Turquie, était entièrement verrouillée depuis la nuit. Les autorités avaient déployé un important dispositif sécuritaire, incluant des barrières métalliques et un nombre conséquent de policiers, pour empêcher toute tentative de rassemblement dans les quartiers centraux.
La presse locale fait état d'au moins 57 interpellations
Plusieurs médias turcs, dont le site d'opposition BirGün, ont fait état d'au moins 57 arrestations. Les manifestants visés tentaient de se diriger vers la place Taksim, malgré les restrictions imposées par les autorités. ## Manifestations du 1er-Mai à Istanbul : répression policière et slogans anti-gouvernementaux
Les forces de l’ordre turques ont dispersé avec fermeté les rassemblements du 1er-Mai à Istanbul, notamment dans les quartiers de Mecidiyeköy et Beşiktaş. Les militants du Parti de libération des peuples (HKP, marxiste) ont tenté de se diriger vers la place Taksim en scandant des slogans hostiles aux États-Unis et au parti au pouvoir (AKP), provoquant une réponse immédiate des policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogène.
Interventions musclées et arrestations préventives
Dans le quartier de Beşiktaş, encerclé par les forces de sécurité, toute tentative de rassemblement ou de cri de protestation a été réprimée, parfois avec violence. Des manifestants ont été violemment projetés au sol, selon les observations de l’AFP. Les syndicats et associations avaient appelé à des mobilisations sous le slogan « Pain, paix, liberté », mais les autorités avaient anticipé ces rassemblements en procédant à plusieurs dizaines d’arrestations dès le début de la semaine, ciblant notamment des journalistes et des opposants au président Recep Tayyip Erdoğan.
Contexte tendu autour de la fête des travailleurs
La journée du 1er-Mai en Turquie s’est déroulée dans un climat de forte tension, marqué par une répression préventive des autorités. Les manifestations, traditionnellement interdites sur la place Taksim, ont été dispersées dans plusieurs quartiers d’Istanbul, confirmant la volonté du gouvernement de limiter toute expression publique d’opposition.
