Libérés après trois ans en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris retirent leurs portraits de l'Assemblée nationale

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Un geste symbolique de libération

Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés après plus de trois ans de détention en Iran, ont retiré mardi 14 avril leurs portraits affichés devant l’Assemblée nationale. Ces portraits, exposés en soutien pendant leur emprisonnement, ont été décrochés en présence de Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, et de Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères.

Un long calvaire en Iran

Arrêtés en mai 2022 et accusés d’espionnage, les deux Français ont été incarcérés dans la prison d’Evine, un lieu réputé pour ses conditions difficiles. Libérés en novembre 2025, ils ont été assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran avant de pouvoir quitter l’Iran le 8 avril dernier.

Un message de résilience

Jacques Paris, 72 ans, a expliqué que la vue de leurs portraits à la télévision iranienne, lors d’une manifestation, leur avait apporté un réconfort précieux. « Cela a été pour nous un grand réconfort, une marque supplémentaire que nous n’étions pas seuls », a-t-il déclaré. Ce geste marque symboliquement la fin de leur épreuve et leur retour à la liberté. ## Un retour salué par l'Assemblée nationale

Cécile Kohler et Jacques Paris, anciens détenus en Iran, ont été chaleureusement accueillis à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement. Les députés, debout et tournés vers eux, leur ont réservé une longue ovation. Benjamin Brière, Louis Arnaud et Olivier Grondeau, également libérés, étaient présents pour partager ce moment.

Des conditions de détention dénoncées

Cécile Kohler, 41 ans, a évoqué des "conditions de détention inhumaines" et les épreuves traversées, notamment deux guerres. Elle a exprimé sa solidarité envers les prisonniers iraniens en détention arbitraire, ainsi qu'aux Iraniens pris entre répression et conflit.

La France mobilisée pour les autres otages

Yaël Braun-Pivet a souligné la fin des "otages d'État" en Iran, tout en rappelant l'emprisonnement de Christophe Gleizes en Algérie. Le ministre Jean-Noël Barrot a affirmé que la France restait "totalement mobilisée" pour sa libération, exigeant une libération "inconditionnelle et immédiate".