Libérés après quatre ans de captivité en Iran, deux enseignants français retrouvent la liberté

Date de publication

Media file: 01KNP/C2XK5/YPWYP/2CQAC/53QER/R/01KNPC2XK5YPWYP2CQAC53QERR.png

Retour en France après quatre ans de détention en Iran

Cécile Kohler et Jacques Paris, deux enseignants français libérés après près de quatre ans de captivité en Iran, ont atterri mercredi 8 avril à Paris. Leur arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaulle, peu avant 9 heures, marque la fin d’un long calvaire commencé en 2022. Les deux ex-détenus, âgés de 41 et 72 ans, ont été accueillis par les équipes du centre de crise du Quai d’Orsay avant de rejoindre l’Élysée.

Une libération négociée sous haute surveillance

Les deux Français, assignés à résidence depuis cinq mois à l’ambassade de France à Téhéran, ont quitté l’Iran mardi sous escorte diplomatique. Leur transfert vers Bakou, en Azerbaïdjan, a précédé leur vol commercial vers Paris. Leur détention, motivée par des accusations d’espionnage, les avait d’abord conduits à la prison d’Evin, un établissement réputé pour ses conditions difficiles.

Accueil présidentiel et retrouvailles familiales

À leur descente d’avion, Cécile Kohler et Jacques Paris ont été pris en charge par les autorités françaises. Leur arrivée à l’Élysée, où Emmanuel Macron les a accueillis avec une accolade, a scellé leur retour sur le sol national. Leurs proches, venus les retrouver, ont pu enfin les serrer dans leurs bras après des années d’incertitude. ## Une libération saluée par l'ensemble de la classe politique

Le chef de l'État français a annoncé mardi la libération définitive de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux enseignants français détenus en Iran. Cette décision, qualifiée de "soulagement pour nous tous", a été rendue possible grâce aux efforts de médiation des autorités omanaises. La classe politique française, unanime, a salué cette issue.

Un long combat diplomatique dans un contexte tendu

Arrêtés en mai 2022 lors d'un voyage touristique, les deux Français avaient été condamnés en octobre 2023 à de lourdes peines de prison pour espionnage. Leur libération, obtenue le 4 novembre 2025, était assortie d'une interdiction de quitter le territoire iranien. Les ministres des Affaires étrangères successifs ont mené des négociations intenses, compliquées par la guerre en Iran, déclenchée le 28 février.

Un rôle clé pour Emmanuel Macron

L'Élysée a souligné l'implication personnelle d'Emmanuel Macron, premier chef d'État occidental à s'entretenir avec le président iranien Massoud Pezeshkian après le début du conflit. Selon la présidence, le président français a à chaque occasion réaffirmé avec fermeté les exigences de Paris. Les autorités iraniennes avaient évoqué un possible échange avec une Iranienne détenue en France, Mahdieh Esfandiari, sans que Paris ne confirme cette piste.

Libérés après quatre ans de captivité en Iran, deux enseignants français retrouvent la liberté | Zactus