Libération partielle de détenus politiques au Venezuela sous pression internationale

Date de publication

Media file: 01KPD/7BCGB/KT03Q/F0NQA/NW5V7/2/01KPD7BCGBKT03QF0NQANW5V72.png

Libération de détenus politiques au Venezuela

Quarante-six personnes, principalement des employés du secteur pétrolier, ont été libérées jeudi soir de la prison de Yare, près de Caracas. Ces détenus faisaient partie des 170 individus arrêtés dans le cadre de l’affaire PDVSA Obrero, selon des proches interrogés par l’AFP.

Une amnistie sous pression internationale

La libération intervient après la promulgation d’une loi d’amnistie par la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Cette mesure a permis la libération de centaines de prisonniers, mais environ 500 personnes ne répondant pas aux critères de la loi restent incarcérées. Le gouvernement vénézuélien agit sous pression américaine depuis l’arrestation du président Nicolas Maduro en janvier.

Un dossier sensible lié au secteur pétrolier

L’affaire PDVSA Obrero concerne 173 personnes arrêtées en 2025, accusées de sabotage ou de détournement. Une cinquantaine de familles attendaient devant la prison jeudi soir, espérant la libération de leurs proches. « Nous avons confiance en Dieu pour que mon frère sorte cette nuit », a déclaré Gilda Suarez, dont le frère est détenu depuis neuf mois. ## Une attente tendue devant la prison de Yare

Des proches de détenus se sont rassemblés devant la prison de Yare, espérant une libération imminente. Parmi eux, Mme Suarez, originaire de Punto Fijo dans l'État de Falcón, à 500 kilomètres de Caracas, a expliqué : « Nous avons appris par des appels qu’ils allaient sortir. Nous avons toutes décidé de venir ici pour attendre leur libération. Nous espérons que cela se fera cette nuit. »

Des libérations trop lentes selon un ancien détenu

Un détenu récemment libéré, qui a préféré garder l’anonymat, critique le rythme des procédures. « Tout avance beaucoup trop lentement par rapport à ce qu’on raconte sur l’amnistie et les dossiers. C’est comme une tortue, lentement », confie-t-il. Il précise être sous liberté conditionnelle et travailler dans l’industrie pétrolière. « Plus de trente ans de service. On n’a jamais volé quoi que ce soit. Tout ça, c’était un coup monté », ajoute-t-il.

Un contexte politique et judiciaire tendu

Les attentes des familles et des anciens détenus reflètent les tensions autour des promesses d’amnistie et des réformes judiciaires. Les retards dans les procédures alimentent le scepticisme, tandis que les accusations de montages judiciaires persistent.