La France interdit l'entrée à Itamar Ben Gvir après des violences contre des militants pro-Gaza

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Une interdiction de territoire française pour Itamar Ben Gvir

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, est interdit de territoire français. Cette décision, annoncée par Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, fait suite à la publication d’une vidéo montrant des militants de la flottille *Global Smud* agenouillés et menottés après leur interception par l’armée israélienne.

Une condamnation unanime des agissements du ministre

Jean-Noël Barrot a qualifié les actes de Ben Gvir d’"inqualifiables" et a appelé l’Union européenne à prendre des sanctions. Bien que la France désapprouve la flottille, le ministre a souligné l’inacceptabilité des violences contre des ressortissants français. Benyamin Netanyahou a également critiqué ces méthodes, jugées contraires aux valeurs israéliennes.

Un contexte de tensions récurrentes

Cette interdiction intervient après une série de déclarations et d’actions controversées de Ben Gvir, accusé d’inciter à la haine et à la violence contre les Palestiniens. La France et plusieurs dirigeants israéliens ont dénoncé un comportement incompatible avec les normes démocratiques. ## Des militants de la flottille pour Gaza dénoncent des violences lors de leur interpellation

Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif de briser le blocus israélien imposé à Gaza. Les autorités israéliennes ont intercepté lundi au large de Chypre les bateaux participant à cette nouvelle flottille, annonçant l’interpellation de 430 militants, dont 37 Français. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé des violences, des attouchements et des humiliations lors de leur détention.

Itamar Ben Gvir célèbre l’interpellation sur les réseaux sociaux

Mercredi, Itamar Ben Gvir, ministre israélien d’extrême droite, a publié une vidéo montrant des dizaines de militants agenouillés et les mains liées après leur interpellation. Sur les images, diffusées sur sa chaîne Telegram, le ministre déclare : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous ! », sur fond d’hymne national israélien. Les autorités ont confirmé l’expulsion de tous les militants jeudi.

Contexte d’une opération controversée

Cette nouvelle tentative de briser le blocus de Gaza intervient après deux ans de guerre dans le territoire palestinien. Les autorités israéliennes justifient l’interception par la nécessité de maintenir la sécurité, tandis que les militants dénoncent une opération répressive. Les 37 Français arrêtés ont été expulsés, sans que des détails sur leur situation soient communiqués.