La start-up Anthropic défie le gouvernement américain en justice: une affaire controversée de contrôle de l'IA

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La start-up Anthropic attaque le gouvernement américain en justice

La start-up Anthropic, spécialisée dans l'intelligence artificielle, a décidé de porter plainte contre le gouvernement américain pour contester des sanctions jugées excessives. Le ministère de la défense avait ajouté l'entreprise à sa liste de sociétés présentant un risque pour les approvisionnements en représailles à son refus de lever des restrictions d'usage de son IA.

Une étape formelle dans le litige

Le dépôt de cette assignation devant un tribunal fédéral de Californie a été confirmé par Anthropic, qui avait déjà annoncé son intention de recourir à la justice. Le ministère de la défense n'a pas répondu immédiatement à cette démarche. Cette action fait suite à la décision de Donald Trump d'interdire l'utilisation de la technologie d'Anthropic par les services du gouvernement, en raison de l'éthique de l'entreprise concernant l'utilisation de ses modèles d'IA.

Des principes éthiques défendus par Anthropic

Le patron d'Anthropic, Dario Amodei, a expliqué que l'entreprise refusait de mettre ses technologies d'IA au service de la surveillance de masse ou de l'automatisation d'attaques mortelles sans contrôle humain. Il a souligné que les systèmes avancés d'IA n'étaient pas encore suffisamment fiables pour prendre de telles décisions de manière autonome. Selon lui, des garde-fous appropriés sont nécessaires pour déployer des armes entièrement autonomes, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. ## Anthropic conteste les sanctions à son encontre

Dans un document consulté par l’AFP, Anthropic qualifie les sanctions à son encontre de « sans précédent et illégales ». La jeune entreprise de San Francisco dénonce des décisions qualifiées d'« arbitraires » et issues d’un « abus du pouvoir discrétionnaire » du gouvernement américain.

Réactions des partenaires et clients

Après les annonces de l’administration Trump, Anthropic a été contactée par de nombreux partenaires, clients, fournisseurs d’informatique à distance (cloud) et investisseurs. Certains clients ont même demandé à la start-up sur quelles bases ils pouvaient rompre leur contrat.

Remise en cause de l'inscription sur la liste des fournisseurs « à risque »

Anthropic ne conteste pas seulement son inscription sur la liste des fournisseurs « à risque », mais également les conditions de rupture des contrats avec le gouvernement américain. La classification « à risque » vise généralement les entités dont les produits pourraient menacer la sécurité nationale des États-Unis.

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