Un incendie meurtrier dans un pensionnat kényan
Seize élèves ont péri et 79 autres ont été blessées dans l’incendie d’un dortoir du pensionnat de filles Utumishi, situé à Gilgil, à 120 kilomètres au nord-ouest de Nairobi. Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 00h45 (23h45 heure de Paris), selon les déclarations du ministre kényan de l’Éducation, Julius Ogamba.
Un bilan lourd et des causes encore inconnues

L’incendie, qui a pris au second étage du bâtiment, a été maîtrisé vers 3 heures du matin. Parmi les 79 blessées, huit élèves restent hospitalisées. L’établissement comptait 808 pensionnaires au moment des faits, mais le nombre exact d’élèves présentes dans le dortoir touché n’a pas été précisé. Les autorités ont lancé une enquête pour déterminer l’origine du sinistre, sans encore communiquer sur les causes possibles.
Un drame récurrent dans les écoles kényanes
Ce drame s’ajoute à une série d’incendies meurtriers dans les pensionnats kényans. Depuis 2024, plus d’une douzaine d’établissements ont été touchés par des feux similaires. La pratique des internats, héritée de l’époque coloniale britannique, expose un grand nombre d’élèves à ces risques. Gilgil, ville abritant une importante garnison militaire, est particulièrement concernée par ces infrastructures scolaires. ## Une enquête en cours sur les causes de l’incendie
Le chef des services d’enquête criminelle, Mohammed Amin, supervise l’enquête préliminaire sur l’incendie survenu à Gilgil. La police kényane a confirmé son intervention sur le réseau X, sans fournir de détails supplémentaires. Le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, présent sur les lieux, a appelé à la prudence, soulignant que « la plupart des élèves de cette école sont des enfants d’agents de la police nationale ». Il a exhorté les familles à éviter les spéculations, rappelant que « cela s’est passé très vite ». Un numéro d’urgence a été mis en place pour les parents.
Un drame qui s’inscrit dans une série d’incendies scolaires
Le Kenya a déjà été confronté à plusieurs incendies meurtriers dans des établissements scolaires, avec plus d’une douzaine recensés depuis 2024. Ces tragédies sont souvent liées à la vétusté des infrastructures ou à des actes d’élèves. En 2016, 117 incendies volontaires avaient été enregistrés en trois mois, un record. Le ministre de l’Éducation a indiqué que 350 écoles avaient été fermées depuis 2024 pour non-respect des normes de sécurité, promettant des inspections renforcées.
Des mesures renforcées pour prévenir de nouveaux drames
Le ministre de l’Éducation a assuré que les contrôles se poursuivraient pour garantir la conformité des établissements. « Nous continuerons les inspections pour faire en sorte que nos écoles répondent aux normes de sécurité en vigueur », a-t-il déclaré. Ces mesures visent à éviter de nouvelles tragédies, alors que les autorités kényanes tentent de rassurer les familles et d’identifier les causes exactes de l’incendie de Gilgil.
