Rejet de la proposition d'un nouvel impôt sur la fortune par l'Assemblée nationale
Lors de l'examen en nouvelle lecture du projet de budget 2026, les députés ont rejeté la proposition des socialistes visant à instaurer un nouvel impôt sur la fortune.

Un amendement rejeté malgré l'espoir de recettes supplémentaires
L'amendement présenté par Philippe Brun (PS, Eure) prévoyait d'agrandir l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière en incluant la fortune financière non professionnelle. Malgré l'espoir de générer 5 milliards d'euros de recettes supplémentaires, l'amendement n'a recueilli que 41 voix pour et a été largement rejeté par 98 voix contre. ## L'IFI en débat à l'Assemblée Nationale
Jeudi, le député Emmanuel Maurel a exprimé sa déception concernant la diminution de l'imposition des plus riches, pointant du doigt la complicité d'une majorité de l'hémicycle.
Un amendement, récemment adopté en commission des finances malgré un avis défavorable du gouvernement, a suscité des débats houleux. Le gouvernement s'opposait notamment à l'intégration de l'assurance-vie dans le périmètre de l'IFI, craignant les répercussions sur le financement des entreprises et des services publics.
En première lecture, une forme d'ISF avait été votée par les députés, mais dans un contexte confus marqué par une alliance entre le PS, le MoDem et le Rassemblement national. Cette fois-ci, le RN s'est opposé au projet, critiquant notamment l'intégration de la résidence principale ou unique dans l'assiette de l'impôt.
Finalement, les députés ont décidé de revenir sur les modifications apportées par les sénateurs à l'IFI, suivant ainsi les recommandations de la ministre de l'action et des comptes publics, Amélie de Montchalin. Ces changements auraient en effet eu pour conséquence une réduction du rendement de l'impôt.
