Un moratoire de trois ans sur l'immigration légale
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a proposé un moratoire de trois ans sur l'immigration légale, estimant que le pays a atteint "la limite de ses capacités d'intégration et d'assimilation". Cette annonce a été faite dans un entretien au *Journal du dimanche* samedi 23 mai.
Le garde des sceaux a souligné la nécessité de "mettre fin à l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui", ajoutant que cette question devrait être tranchée lors de la prochaine élection présidentielle.
Des mesures concrètes envisagées

Parmi les propositions avancées, le ministre évoque la suppression du droit au regroupement familial pour les titres de séjour délivrés pour le travail. Il suggère également une réforme constitutionnelle pour instaurer des quotas limitatifs, contrairement aux quotas indicatifs actuels.
Un référendum envisagé
Interrogé sur l'organisation d'un référendum sur l'immigration, Darmanin a affirmé n'avoir "jamais eu peur de la parole donnée au peuple". Il a insisté sur la nécessité de modifier la Constitution pour encadrer davantage les flux migratoires. ## Un poids lourd macroniste se projette en 2027
Gérald Darmanin, figure incontournable des gouvernements d’Emmanuel Macron depuis 2017 (à l’exception de la brève parenthèse Barnier en 2024), a évoqué son avenir politique avec prudence. « Il va se passer beaucoup de choses d’ici un an », a-t-il déclaré, laissant planer le doute sur une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027. « Je prendrai ma décision en fonction du seul intérêt de mon pays », a-t-il précisé, refusant de s’engager prématurément.
Édouard Philippe en tête des favoris
Parmi les prétendants déjà déclarés, Darmanin a identifié Édouard Philippe comme le mieux placé. « Il est capable de faire progresser sa candidature et de rassembler toutes ces tendances dans un esprit sincère d’écoute », a-t-il souligné. Selon lui, l’ancien Premier ministre incarne un projet national où « chaque Français comme chaque responsabilité a sa place ». Une reconnaissance qui souligne son poids dans le débat à droite.
Une analyse nuancée des autres candidats
L’ancien ministre a également commenté les autres profils en lice. Il a qualifié la candidature de Gabriel Attal, patron de Renaissance, de « social-démocratie progressiste », tout en lui reconnaissant « beaucoup de qualités » et en exprimant son « respect et [une] sincère amitié ». À l’inverse, il a classé celle de Bruno Retailleau (LR) dans la « droite conservatrice », sans développer davantage. Une analyse qui reflète les clivages persistants au sein de la majorité.
