Un foyer d'infection à hantavirus suspecté sur un navire de croisière
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé dimanche un cas avéré d'infection à hantavirus et suspecte cinq autres cas à bord du MV Hondius, un navire de croisière en Atlantique. Trois passagers sont décédés, tandis qu'une personne est actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud. Les autorités sanitaires mènent des investigations approfondies, incluant des analyses en laboratoire et des enquêtes épidémiologiques.
Symptômes et risques associés aux hantavirus

Les hantavirus peuvent provoquer des infections graves, allant de détresses respiratoires et cardiaques à des fièvres hémorragiques. Aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe actuellement, les soins se limitant à un soutien symptomatique. La transmission interhumaine est extrêmement rare, la plupart des infections résultant d'un contact avec des rongeurs infectés.
Répartition géographique et prévention
Ces virus sont présents sur tous les continents et doivent leur nom à la rivière Hantaan, en Corée. Pour limiter les risques, l'OMS recommande d'éviter tout contact avec les rongeurs et leurs excréments, ainsi que de maintenir une hygiène rigoureuse à bord des navires et dans les zones à risque. ## Un risque sanitaire sous-estimé : les hantavirus en Europe et ailleurs
Les hantavirus, transmis par des rongeurs infectés, représentent une menace sanitaire souvent méconnue. En Europe et en Asie, ces virus peuvent provoquer des fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (FHSR), entraînant des complications graves, voire mortelles. Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la létalité peut atteindre 15 % des cas.
Modes de transmission et prévention
La contamination humaine survient principalement par inhalation de poussières ou d’aérosols contaminés par les excrétions de rongeurs (urine, salive, excréments). Les activités en forêt, dans des locaux inhabités ou en zones rurales augmentent les risques. La prévention repose sur l’évitement des contacts avec les rongeurs et leurs déjections.
Symptômes et gravité variable selon les régions
Les premiers signes ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. En Amérique, le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) peut causer des œdèmes pulmonaires, avec un taux de mortalité de 38 % chez les patients symptomatiques, selon les CDC. En Europe et en Asie, les hantavirus provoquent plutôt des atteintes rénales sévères.
