Le groupe terroriste GSIM revendique des attaques meurtrières au Burkina Faso
Depuis la mi-février, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaida, a lancé plusieurs attaques au Burkina Faso. Ces assauts ont fait plus de 130 morts parmi les forces armées et les civils.
Des attaques meurtrières revendiquées dans le nord et l'est du pays
Les combattants du GSIM ont revendiqué une série d'attaques dévastatrices dans différentes régions du Burkina Faso depuis le 14 février. Notamment, le groupe affirme avoir tué des soldats et des civils lors d'attaques à Titao et à Tandjari, causant la mort d'une centaine de personnes.

Une intensification des attaques terroristes récemment observée
Les attaques du GSIM au Burkina Faso se multiplient et s'intensifient, provoquant des pertes humaines importantes parmi les forces de sécurité et la population civile. ## Analyste d'ACLED évoque une vague de violences au Burkina Faso
Selon Héni Nsaibia, analyste pour l’organisation non gouvernementale ACLED, une série d'affrontements hautement coordonnés a causé la mort de plus de 130 personnes au Burkina Faso entre le 12 et le 22 février. Parmi les victimes se trouvent des soldats burkinabés, des civils et des combattants du GSIM.
Situation préoccupante dans le nord et l'est du pays
Les récentes attaques au Burkina Faso se sont concentrées principalement dans les régions du nord et de l'est, des zones stratégiques pour la branche sahélienne d'Al-Qaida. Ces régions abritent de nombreux sites d'or et sont des axes importants pour la contrebande du groupe terroriste.
L'attaque de Tandjari, près de Fada N’Gourma, met en lumière l'ampleur des actions du GSIM dans l'est du pays, où le groupe a gagné du terrain ces dernières années, selon Héni Nsaibia.
Armée burkinabée affirme récupérer du territoire
Malgré les réticences à communiquer sur les attaques, l'armée burkinabée a déclaré en mi-février contrôler 74 % du territoire du pays, équivalent à la reconquête de 600 villages. Cette affirmation intervient alors que le Burkina Faso est dirigé par une junte militaire depuis septembre 2022, et fait face à une longue période d'offensives meurtrières de groupes terroristes affiliés à Al-Qaida et à l'organisation Etat islamique.
