Mouvement de grève des médecins libéraux pour une dizaine de jours
Les médecins de ville et les cliniques entament un mouvement de grève prévu pour durer dix jours afin de dénoncer diverses mesures les concernant dans le budget de la Sécurité sociale 2026. Les organisations professionnelles et syndicats étudiants annoncent une forte mobilisation, avec la fermeture des cabinets et l'annulation d'opérations.
Le syndicat CSMF prévoit un taux de participation élevé, avec 85% de ses adhérents déclarant leur intention de faire grève. Jeunes médecins en Ile-de-France a mis en place une plateforme regroupant déjà plus de 14 500 grévistes. Une manifestation est également prévue à Paris le 10 janvier.

Les patients déjà hospitalisés continueront d'être soignés, mais les nouvelles arrivées aux urgences ou à la maternité seront transférées vers l'hôpital public, sauf en cas d'urgence vitale. Cette grève risque de mettre sous pression l'hôpital public, déjà confronté à un pic d'épidémies hivernales. ## Mesures pour garantir la permanence des soins
La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a annoncé la mise en place de mesures visant à assurer la permanence des soins pendant la mobilisation. Elle a travaillé en collaboration avec les agences régionales de santé, les établissements de santé et les professionnels de santé pour garantir la sécurité des patients.
Réquisitions possibles en cas de besoin
En cas de nécessité, Stéphanie Rist a indiqué qu'il pourrait être fait appel à des réquisitions pour assurer la continuité des soins. Elle a souligné qu'elle prendrait ses responsabilités pour garantir l'accès aux soins pour tous les citoyens, tout en respectant le droit de grève des professionnels de santé.
Craintes des grévistes et réaction de la Ministre
Les grévistes expriment leur mécontentement face à un budget de la sécurité sociale jugé insuffisant, à un contrôle accru des arrêts de travail et à des mesures perçues comme autoritaires. Ils redoutent également des restrictions concernant leur liberté d'installation.
Stéphanie Rist a souligné l'augmentation des dépassements d'honoraires ces dernières années, tout en rappelant que ces abus restent minoritaires. Elle a également souligné l'importance d'agir pour empêcher que des patients renoncent aux soins pour des raisons financières.
