Argentine: La grève générale contre la réforme du travail plonge le pays dans le chaos

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Grève générale en Argentine contre la réforme du travail

Aujourd'hui, l'Argentine connaît le début d'une grève générale en opposition à la réforme du travail proposée par le président Javier Milei. Cette mobilisation marque un retour de la tension sociale, suite au succès électoral du président ultralibéral lors des législatives de mi-mandat.

Un impact plus marqué que les grèves précédentes

La grève, qui durera 24 heures, touche divers secteurs tels que les transports, les banques, la fonction publique et même les commerces et restaurants. Cette mobilisation devrait avoir un impact plus important que la précédente, notamment avec l'annulation de 255 vols affectant plus de 30 000 passagers.

Un conflit social croissant en Argentine

Cette grève s'inscrit dans un climat de mécontentement social concernant la réforme du travail proposée par le gouvernement, qui vise à assouplir les règles d'emploi pour favoriser l'embauche dans un secteur où une grande partie de l'emploi est informel. ## Loi contestée mais avance au Parlement

La CGT qualifie le projet de loi de « régressif » et dénonce une précarisation accrue. Malgré cela, le texte a été approuvé au Sénat et le gouvernement envisage son adoption à l'Assemblée nationale. Des compromis ont été faits, notamment sur les cotisations patronales pour la couverture santé.

Manifestations et tensions autour du projet

Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre en marge des protestations contre la réforme du travail. Le gouvernement met en garde les journalistes pour éviter tout danger lors de la couverture des manifestations à venir. Certains groupes planifient une mobilisation près du Parlement.

Situation sociale précaire malgré le succès macro-économique

Malgré une inflation maîtrisée, le président Javier Milei a dû faire face à des coupes dans l'emploi public et une austérité budgétaire qui ont entraîné la perte de près de 300 000 emplois en deux ans. La consommation peine à redémarrer, induisant une fermeture d'usine emblématique et la perte de 900 emplois.