Lecornu engage la responsabilité de son gouvernement sur le budget 2026 : un choix plus démocratique ou une dérive autoritaire ?

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Lecornu engage la responsabilité de son gouvernement sur le budget 2026

Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé mardi 20 janvier qu'il engageait la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'Etat pour l'année 2026. C'est le premier d'une série de trois 493 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février.

Après avoir renoncé il y a trois mois à cette décision, le premier ministre a officialisé le recours à cet outil constitutionnel, permettant d'adopter un texte sans vote mais exposant à une possible censure. Malgré ses regrets et son amertume, il a souligné la nécessité d'un budget pour renforcer les armées et faire face à la crise agricole.

Emmanuel Macron a salué ce budget qui permet de contenir le déficit à 5% du PIB et fait avancer le pays. Après l'échec de la première lecture en décembre et l'impossibilité de voter le budget en janvier, le gouvernement a dû recourir à cet outil pour faire adopter le texte. ## Un choix plus démocratique

Le gouvernement a choisi une ordonnance budgétaire qui ne nécessite pas de vote du Parlement pour sa mise en œuvre. Cela a été expliqué par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Réactions des partis politiques

La France insoumise a annoncé qu'elle déposerait une motion de censure contre ce budget, affirmant agir pour la dignité du Parlement. De son côté, le Rassemblement national a critiqué ces annonces budgétaires, les qualifiant d'irresponsables.

Position du Parti socialiste

Le Parti socialiste ne devrait pas voter la motion de censure, estimant que ce budget est la "moins mauvaise des solutions". Selon le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, des victoires substantielles ont été obtenues sur le fond, ce qui devrait permettre au Premier ministre de rester en fonction.