200 morts dans un glissement de terrain à Rubaya, RDC
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé dimanche craindre un bilan d'au moins 200 morts dans un glissement de terrain massif sur le site minier de Rubaya, contrôlé par le M23.
Les mines de Rubaya produisent entre 15 et 30 % du coltan mondial, principalement exploitées par des mineurs artisanaux dans des conditions précaires. Depuis avril 2024, le groupe armé M23 prend le contrôle de la région.

Situé à environ 70 kilomètres à l'ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, le site de Rubaya est le théâtre de nombreux conflits depuis des décennies. En janvier et février 2025, le groupe armé M23 a repris le contrôle de grandes villes de la région telles que Goma et Bukavu.
Les autorités n'ont pas encore fourni de détails sur les circonstances exactes du glissement de terrain, mais des informations préliminaires indiquent qu'un pan de colline s'est détaché mercredi après-midi, suivi d'un autre glissement de terrain jeudi matin. ## Gouverneur de la province du Nord-Kivu et bilan des victimes
Le gouverneur de la province du Nord-Kivu nommé par le M23, Eraston Bahati Musanga, s’est rendu sur place vendredi pour évaluer la situation. Il a fait état d’« au moins 200 morts », bien que ce chiffre n’ait pas été confirmé par des sources indépendantes. Des corps auraient été retrouvés sous les décombres, mais aucun chiffre précis n’a été communiqué.
Difficultés de communication et taxation des activités minières
Dans cette zone reculée où le réseau téléphonique est coupé depuis plusieurs jours, les informations parviennent difficilement. L’administration congolaise et les organisations de la société civile ont fui la région en raison de l’arrivée du M23. Un climat d’incertitude règne, rendant impossible l’établissement d’un bilan exact à ce stade.
Selon des experts de l’ONU, le M23 a mis en place à Rubaya une organisation similaire à celle d’un Etat, incluant un ministère chargé de l’exploitation des minéraux. Ce groupe armé perçoit des centaines de milliers de dollars chaque mois grâce à la taxation des activités minières, principalement le coltan.
