Gendarme mis en examen après un tir mortel sur un homme en crise psychiatrique en Guadeloupe

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Un gendarme mis en examen après un tir mortel en Guadeloupe

Un gendarme a été mis en examen pour "violence mortelle par personne dépositaire de l’autorité publique" après avoir tué un homme de 65 ans armé d’un couteau, dimanche soir dans la commune du Moule (Guadeloupe). La procureure de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, a confirmé la mesure mardi 14 avril, précisant que le militaire a été déféré au tribunal après une prolongation de garde à vue.

Un homme en crise psychiatrique face aux forces de l’ordre

La victime, déjà hospitalisée par le passé en milieu psychiatrique, a refusé de lâcher son couteau malgré l’intervention des gendarmes. Selon les premiers éléments, les forces de l’ordre ont d’abord utilisé un "pistolet à impulsion électrique" avant de faire usage d’une arme à feu. L’homme a succombé à ses blessures.

Contrôle judiciaire et interdiction de port d’arme

Placé sous contrôle judiciaire, le gendarme auteur du tir est désormais interdit de port d’arme. Le parquet a indiqué dans un communiqué que l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l’intervention. ## Un homme de 65 ans meurt après une intervention policière

Les forces de l’ordre ont d’abord utilisé un pistolet à impulsion électrique avant de faire usage d’une arme à feu, selon les premières informations. La victime, âgée de 65 ans, est décédée sur place. D’après les proches, l’homme avait été hospitalisé à plusieurs reprises en milieu psychiatrique et présentait deux antécédents de rébellion envers les gendarmes. Il était armé au moment des faits.

Polémique et accusations de violences policières

L’affaire a provoqué une vive polémique dans l’archipel. Un collectif de lutte contre les violences policières a dénoncé dans un communiqué « une nouvelle confrontation avec les représentants de l’État colonial français, soldée par un usage disproportionné de la force ». Le groupe exige une enquête approfondie pour « faire la lumière sur les conditions de ce décès », qu’il qualifie de « meurtre ».

L’enquête en cours

Le parquet a confirmé que l’enquête se poursuivait dans le cadre de l’instruction. Une autopsie du corps de la victime a été réalisée mardi après-midi, mais les résultats n’ont pas encore été rendus publics. Les autorités n’ont pas précisé si des mesures disciplinaires seraient prises à l’encontre des agents impliqués.