Révélation d'une fraude aux cotisations sociales de 4 millions d'euros : quatre personnes mises en examen et des avoirs criminels saisis

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Une fraude aux cotisations sociales de grande ampleur révélée par la gendarmerie

Près de 2 000 salariés ont été potentiellement victimes d'une vaste fraude aux cotisations sociales, avec un préjudice estimé à plus de 4 millions d'euros, selon la gendarmerie nationale. Cette affaire a débuté en 2025, lorsqu'une entreprise de travail temporaire à Amiens a été découvert de ne pas avoir déclaré ses salariés.

Quatre personnes mises en examen et des avoirs criminels saisis

Quatre personnes ont été mises en examen à la fin de janvier, et l'une d'entre elles a été placée en détention provisoire. Suite à l'interpellation de sept personnes dans l'Oise, le Var et les Bouches-du-Rhône, des avoirs criminels de près de 400 000 euros ont été saisis, incluant des biens immobiliers, des véhicules, de l'argent liquide et des armes.

Début de l'enquête et identification des suspects

L'enquête a débuté en 2025 lorsque des salariés d'une entreprise de travail temporaire à Amiens ont découvert qu'ils n'étaient pas déclarés. L'Urssaf a constaté l'absence de déclaration sociale pour près de 1 000 salariés, causant un préjudice de 4,3 millions d'euros. L'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) a été saisi en avril 2025 et a identifié deux hommes à Beauvais soupçonnés d'avoir proposé à des entreprises d'éviter le paiement des cotisations sociales. ## Un vaste réseau de fraudes aux travail temporaire démantelé

La gendarmerie a mis au jour un réseau de fraudes aux travail temporaire, où des salariés étaient transférés dans des sociétés frauduleuses tout en restant à leur poste. Ces entreprises les rémunéraient sous forme de prestations par l’intermédiaire de ces sociétés de travail temporaire, sans déclarer les salaires versés à l’Urssaf.

Des sommes investies à l'étranger, une enquête en cours

Les salariés concernés avaient l'illusion d'être déclarés, avec de faux bulletins de salaire qui leur étaient remis. Les sommes détournées étaient notamment investies dans l'immobilier à l'étranger, en Thaïlande et au Maroc. Une information judiciaire a été ouverte en janvier, et les enquêteurs continuent à découvrir d'autres sociétés impliquées dans ce système frauduleux.

Des conséquences sévères pour les entreprises impliquées

Près de 2 000 salariés auraient été abusés, pour plus de 8,9 millions d'euros de charges éludées, selon la gendarmerie nationale. Les entreprises ayant eu recours à ces pratiques frauduleuses s'exposent à des poursuites pénales et à des redressements importants de l'Urssaf.