France et Allemagne unis face à l'augmentation des droits de douane par Trump
Le chancelier Friedrich Merz souhaite une réponse commune de l'UE après la décision du président américain Donald Trump d'augmenter ses surtaxes mondiales de 10% à 15%.
Donald Trump a annoncé cette hausse après un revers de la Cour suprême des États-Unis concernant sa politique commerciale agressive. Cette mesure, fondée sur un examen de la décision de la Cour suprême, a été immédiatement mise en place.

Réactions prudentes des partenaires commerciaux
Les partenaires commerciaux des États-Unis, y compris l'Union européenne, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, ont réagi prudemment mais avec intérêt à cette décision.
Le président français Emmanuel Macron a salué la décision de la Cour suprême comme un signe de contre-pouvoir dans les démocraties. Le Ministre français délégué chargé du commerce extérieur, Nicolas Forissier, a souligné la nécessité d'une approche unie de l'UE pour riposter aux surtaxes américaines, évoquant la possibilité d'activer l'instrument anti-coercition (ACI) pour limiter les exportations de services américains. ## Décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane
La Cour suprême américaine a décidé par une majorité de six juges sur neuf que Donald Trump ne pouvait pas justifier les droits de douane qu’il avait instaurés par une nécessité d’urgence économique. Cette décision a été saluée par de nombreux observateurs, d'autant plus remarquable qu'elle est composée en majorité de juges conservateurs.
Possibles remboursements des surtaxes déjà payées
Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises, s'élevant à plus de 130 milliards de dollars (110 milliards d'euros) en 2025. Le président américain a évoqué ce sujet en soulignant que cette question allait occuper les tribunaux pendant des années.
Objectif initial des droits de douane et réactions des juges
Les droits de douane mis en place par Donald Trump visent à compenser des baisses d'impôts et à fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral. Certains juges, dont Brett Kavanaugh, ont justifié leur position en soulignant l'absence de directive sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les sommes collectées.
