Le FLNKS boycotte la réunion sur l'avenir institutionnel en Nouvelle-Calédonie : tensions et impasse persistante

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Le FLNKS refuse de participer à la réunion sur l'avenir institutionnel en Nouvelle-Calédonie

Le FLNKS, mouvement indépendantiste calédonien, a annoncé qu'il ne se rendra pas à la réunion sur l'avenir institutionnel de l'archipel organisée par Emmanuel Macron. Le président du FLNKS, Christian Tein, a déclaré lors d'une conférence de presse que le gouvernement tente de les enfermer dans l'accord de Bougival, ce qu'ils ne peuvent pas cautionner.

La réunion prévue à l'Elysée le 16 janvier suscite des tensions

Emmanuel Macron avait convié les élus calédoniens à une réunion le 16 janvier à Paris pour échanger sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et clarifier l'accord de Bougival signé en 2025 entre l'Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes. Cependant, le FLNKS a refusé de participer à cette rencontre.

Le FLNKS reste ferme dans sa position

Malgré l'invitation du chef de l'Etat, le FLNKS maintient sa position et souligne que Paris ne reconnaît que le rapport de force. La coalition indépendantiste reste déterminée à ne pas se laisser enfermer dans un accord qui ne correspond pas à ses revendications. ## Pas de consensus sur l'accord calédonien

Un accord concernant la Nouvelle-Calédonie a été rejeté en août par le FLNKS, malgré le soutien de la plupart des forces politiques locales. Cependant, de nombreuses voix s'accordent sur la nécessité d'amender le texte pour parvenir à un consensus essentiel à sa mise en œuvre.

Réserves sur une consultation anticipée

Pour relancer le processus dans un contexte marqué par des violences et des difficultés économiques, la ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, avait suggéré l'organisation d'une consultation citoyenne anticipée en mars 2026. Cette proposition a rencontré des réserves, y compris chez les soutiens de Bougival.

Suspension de la consultation anticipée

Face à l'absence de consensus réel autour de l'accord, le Parti socialiste avait demandé la suspension de la consultation anticipée. Le gouvernement a finalement renoncé à adopter le projet de loi lors du conseil des ministres du 17 décembre, indiquant que l'initiative était pour l'instant abandonnée.

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