Approbation de la proposition de loi sur la fin de vie
L'Assemblée nationale a adopté mercredi deux textes sur la fin de vie, après avoir étudié 2 000 amendements en une semaine.
Deux propositions adoptées avec des nuances
Le premier texte sur le développement des soins palliatifs a été approuvé à l'unanimité, tandis que le second sur le droit à l'aide à mourir a été voté avec 299 voix pour et 226 contre. Les députés ont fait des ajustements au texte avant de l'approuver.

Prochain examen au Sénat
Les deux textes vont maintenant être transmis au Sénat pour une seconde lecture. Le texte sur l'aide à mourir avait déjà été adopté en première lecture à l'Assemblée en mai 2025, avant d'être rejeté au Sénat. ## Suppression du "droit opposable" à disposer de soins palliatifs
Avant le vote solennel, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé des réserves sur la proposition de loi sur la fin de vie.
Mme Bregeon estime que le texte va trop loin, ouvrant la voie à des dérives potentielles en matière d'aide à mourir. La liberté totale d'expression des ministres sur ce sujet délicat a été soulignée par la porte-parole, regrettant que le texte ne soit pas suffisamment encadré pour éviter les abus.
Vifs débats au sein de l'Hémicycle
Les débats parlementaires ont mis en lumière la complexité du sujet, entre respect de la volonté des patients et nécessité d'une stricte régulation des pratiques. Les partisans du texte insistent sur l'importance d'un accompagnement digne en fin de vie, tandis que les opposants redoutent une banalisation de l'acte et une remise en cause des valeurs fondamentales de la société.
L'auteur du texte, Olivier Falorni, a déclaré avoir reçu le soutien de la philosophe Elisabeth Badinter, regrettant que le nom de son mari, Robert Badinter, ait été utilisé à des fins politiques. Ce dernier aurait, selon M. Falorni, soutenu la proposition de loi sur la fin de vie s'il avait été parlementaire.
Un parcours législatif encore incertain
Les deux textes adoptés à l'Assemblée nationale devront encore être examinés par le Sénat pour parvenir à une adoption définitive. En cas de désaccord, le gouvernement aura la charge de trancher en faveur de l'Assemblée nationale, avec la perspective d'une commission mixte paritaire pour tenter de concilier les points de vue. Malgré un calendrier serré, certains députés et la présidente de l'Assemblée nationale souhaitent une adoption avant la pause estivale.
