Libération controversée d'un fugitif brésilien aux États-Unis
Alexandre Ramagem, ancien chef du renseignement de Jair Bolsonaro et condamné pour tentative de coup d'État, a été libéré aux États-Unis deux jours après son arrestation par la police de l'immigration (ICE). L'ex-député et ex-policier de 53 ans, fugitif de la justice brésilienne, purgeait une peine de seize ans de prison depuis septembre 2025 pour avoir conspiré avec l'ex-président pour contester les résultats de l'élection de 2022.
Une fuite et une arrestation sous haute tension

Ramagem avait quitté le Brésil en septembre via le Guyana, sans passer les contrôles migratoires, avant d'entrer aux États-Unis avec un passeport diplomatique. Le Brésil avait officiellement demandé son extradition en décembre. Son arrestation lundi a suscité des réactions politiques, notamment de la part d'Eduardo Bolsonaro, fils de l'ex-président, qui a salué sa libération sur X, remerciant Donald Trump et Marco Rubio pour leur "discrétion".
Un dossier diplomatique sensible
La libération de Ramagem relance les tensions entre le Brésil et les États-Unis, alors que Washington est accusé d'avoir facilité la fuite de proches de Bolsonaro. Le gouvernement brésilien n'a pas encore réagi officiellement, mais cette affaire pourrait compliquer les relations bilatérales, notamment sur les questions migratoires et judiciaires. ## Libération controversée de l’ex-chef du renseignement brésilien
Les médias brésiliens ont confirmé la libération d’Alexandre Ramagem, ancien directeur du renseignement brésilien, sans préciser sa situation migratoire actuelle aux États-Unis. L’influenceur Paulo Figueiredo, proche de la famille Bolsonaro, a affirmé sur X que Ramagem n’avait pas eu à payer de caution, soulignant que sa situation migratoire était "complètement régulière". Selon lui, l’ancien haut fonctionnaire ne fera l’objet d’aucune procédure pénale.
Disparités dans les versions des autorités
La police brésilienne avait initialement présenté l’arrestation de Ramagem, lundi, comme le résultat d’une coopération avec les autorités américaines. Cette version est contestée par Figueiredo, qui assure que l’interpellation était liée à une "infraction mineure au code de la route" et sans implication des forces de l’ordre brésiliennes. Les contradictions persistent quant aux circonstances exactes de cette affaire.
Contexte diplomatique tendu
L’affaire intervient dans un contexte de relations diplomatiques fluctuantes entre le Brésil et les États-Unis. L’an dernier, Donald Trump avait accusé le Brésil de mener une "chasse aux sorcières" contre Jair Bolsonaro, déclenchant une crise commerciale et politique. Depuis l’élection de Lula, les tensions se sont apaisées, même si les relations n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant.
