Un refus fondé sur la compétence territoriale
La justice portugaise a rejeté l’exécution du mandat d’arrêt européen émis par la France contre Cédric Prizzon, ancien policier et rugbyman de 42 ans. La Cour d’appel de Coimbra a motivé sa décision en soulignant que les crimes présumés – un double féminicide – ont été commis « entièrement ou en partie sur le territoire national ». Cette argumentation juridique place les faits sous la compétence des tribunaux portugais, excluant ainsi la remise de l’accusé à la France.
Un double drame familial aux conséquences judiciaires

Cédric Prizzon est actuellement détenu au Portugal, où il est accusé d’avoir assassiné fin mars Audrey Cavalié, son ex-compagne de 40 ans, et Angela Legobien, sa conjointe de 26 ans au moment des faits. Les deux victimes, toutes deux françaises, ont été retrouvées enterrées dans une zone isolée du district de Bragança, dans le nord-est du pays. L’arrestation de Prizzon a eu lieu lors d’un contrôle routier dans la région de Guarda, à une centaine de kilomètres du lieu des découvertes macabres.
Un imbroglio juridique entre les deux pays
La décision portugaise soulève des questions sur la coopération judiciaire entre les deux pays. Si les autorités françaises maintiennent leur demande d’extradition, elles devront désormais justifier pourquoi les poursuites devraient se dérouler en France. En attendant, Prizzon reste incarcéré au Portugal, où les procédures judiciaires pourraient s’étendre, compliquant davantage cette affaire aux ramifications internationales. ## Une mère exige l'extradition de Cédric Prizzon
La mère d’Angela Legobien a réitéré sa demande pour que Cédric Prizzon, suspecté dans l’affaire, soit extradé vers la France dans les plus brefs délais. Son avocate, Elsa Cazor, a exprimé l’incompréhension de sa cliente face au silence des autorités portugaises, malgré l’émission d’un mandat d’arrêt européen il y a plus d’un mois.
Absence de transparence des autorités portugaises
Me Cazor a dénoncé le manque de coopération des autorités portugaises, soulignant qu’aucune information n’a été communiquée et que l’accès au dossier, un droit fondamental pour la partie civile, lui a été refusé. Cette situation alimente les tensions autour de l’avancée de l’enquête.
Une attente partagée par d’autres familles
Fabien Arakélian, avocat de la mère d’Audrey Cavalié, avait exprimé des revendications similaires en début de semaine. Les familles des victimes espèrent désormais une accélération des procédures pour obtenir justice.
