Expulsion d'Alex Saab vers les États-Unis
Alex Saab, figure influente du régime vénézuélien sous Nicolas Maduro, a été expulsé vers les États-Unis samedi 16 mai, selon les autorités vénézuéliennes. Agé de 54 ans, cet homme d'affaires colombien était un acteur clé des importations pour le gouvernement, notamment dans le cadre du programme social Clap, souvent critiqué pour des soupçons de corruption.
Un proche du pouvoir sous sanctions

Saab s'était rapproché du gouvernement vénézuélien durant les dernières années du mandat d'Hugo Chávez (1999-2013) et avait développé un vaste réseau d'importations pour contourner les sanctions internationales. Les États-Unis l'accusent de détournement d'aide alimentaire et de blanchiment d'argent au profit du régime.
Une expulsion controversée
Bien que la Constitution vénézuélienne interdise l'extradition de ses ressortissants, les autorités ont justifié l'expulsion par la nationalité colombienne de Saab. Arrêté en 2020 au Cap-Vert, il avait été extradé vers les États-Unis en 2021. Son transfert marque un coup dur pour le gouvernement de Maduro, privé d'un intermédiaire stratégique. ## Un retournement politique au Venezuela après l'arrestation de Saab
Alex Saab, l'homme d'affaires colombien libéré en décembre 2023 dans le cadre d'un échange impliquant dix Américains détenus au Venezuela, a été arrêté début février à la demande du FBI. Cette arrestation a provoqué un séisme politique dans le pays, alors que Saab occupait un poste clé au sein du gouvernement de Nicolás Maduro.
Delcy Rodríguez prend les rênes du pouvoir
Dans la foulée de cette arrestation, Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro, a assumé la direction du pays. Elle a immédiatement écarté Saab du gouvernement, tout comme son épouse italienne, Camila Fabri, qui occupait plusieurs fonctions officielles. Ces décisions s'inscrivent dans une série de réformes initiées sous la pression des États-Unis.
Réformes économiques et politiques sous l'influence de Washington
Sous l'impulsion de Delcy Rodríguez, le Venezuela a adopté une loi d'amnistie visant à libérer les prisonniers politiques. Parallèlement, le secteur pétrolier, pilier de l'économie nationale, a été réformé pour s'ouvrir davantage au secteur privé. Ces mesures reflètent un rapprochement avec les exigences américaines, marquant un tournant dans la politique vénézuélienne.
