Un maire parisien s’excuse pour l’embauche d’un agent soupçonné de violences sexuelles
Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a présenté ses excuses mercredi 20 mai sur France 2 pour l’embauche d’un agent du périscolaire dans une école du 11e arrondissement, malgré des soupçons antérieurs de violences sexuelles. « Je m’en excuse », a-t-il déclaré, promettant que de tels cas ne se reproduiraient plus.
Des antécédents ignorés ou mal gérés

Le Parisien a révélé que l’animateur, mis en examen en 2025 pour violences sexuelles sur mineurs, avait déjà été placé en garde à vue en 2024 pour des faits similaires dans une école du 10e arrondissement. Le maire a évoqué un « problème de droit » complexe, soulignant qu’aucune disposition légale ne permettait de sanctionner l’agent, innocenté dans un premier temps.
Des mesures pour éviter les récidives
Une réunion d’information sur ce dossier, organisée mardi soir, a été encadrée par David Belliard, maire du 11e arrondissement, et Anne-Claire Boux, adjointe chargée des affaires scolaires. Emmanuel Grégoire a assuré qu’il veillerait à renforcer les contrôles pour éviter de telles situations à l’avenir. ## Un plan d'urgence de 20 millions d'euros pour le périscolaire
La mairie de Paris a annoncé un plan d'action de 20 millions d'euros pour renforcer la sécurité dans les activités périscolaires, après une série de signalements graves. « Des mesures exceptionnellement exigeantes ont été prises », a souligné l'édile, précisant que les animateurs étaient désormais suspendus systématiquement dès le moindre signalement. « Je préfère être injuste temporairement envers les agents plutôt que de prendre le moindre risque pour les enfants », a-t-il ajouté.
78 suspensions depuis début 2026
Depuis le début de l'année, 78 agents municipaux ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Le parquet de Paris a ouvert des enquêtes dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches. Ces chiffres reflètent une crise profonde dans le secteur, où les signalements se multiplient.
Grève des animateurs contre les suspensions « arbitraires »
Les 14 000 animateurs parisiens ont appelé à la grève jusqu'à vendredi, dénonçant des suspensions « arbitraires » dans un secteur déjà en sous-effectif chronique. La mairie avait reconnu en mai des « fautes graves » après des agressions signalées à l'école Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement.
