Un état d'urgence inspiré de la lutte antiterroriste
Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027, a détaillé son plan de lutte contre le narcotrafic dans une interview au *Parisien* publiée jeudi 21 mai. L'ancien Premier ministre propose d'instaurer un « état d'urgence narco », une mesure qu'il avait évoquée dès décembre 2023. Ce dispositif s'inspirerait des outils déployés contre le terrorisme, mais en respectant strictement le cadre juridique.
Des mesures ciblées et encadrées

Le candidat précise que cet état d'urgence permettrait des actions exceptionnelles, comme des perquisitions administratives ou la confiscation de biens, mais uniquement dans des zones et périodes déterminées (quartiers, ports, aéroports). Ces mesures seraient soumises au contrôle d'un juge. Philippe exclut en revanche l'intervention de l'armée, privilégiant une approche policière et judiciaire.
Une approche pragmatique et sécuritaire
L'ancien maire du Havre justifie sa proposition par la nécessité d'adapter les outils de l'État face à l'ampleur du trafic de drogue. « Il faut pouvoir agir avec des moyens renforcés, mais sans bafouer les libertés », résume-t-il. Son plan s'inscrit dans une logique de fermeté, tout en cherchant à éviter les dérives autoritaires. ## Un profil bancaire spécifique pour les trafiquants
Le président du parti Horizons, Édouard Philippe, a proposé la création d’une « fiche S financière » pour les personnes mises en examen ou condamnées pour narcotrafic. Ce dispositif viserait à identifier et surveiller leurs comptes bancaires, dans le but de limiter leurs capacités financières et d’entraver leurs activités illicites.
Des peines alignées sur celles des terroristes
Philippe a également plaidé pour un durcissement des sanctions à tous les niveaux, de la consommation au trafic. Il suggère d’appliquer aux grands trafiquants un régime pénal similaire à celui réservé aux terroristes, tout en insistant sur des opérations « place nette » dans les boîtes de nuit et les festivals. Il préconise aussi un renforcement des contrôles dans les aéroports et l’établissement d’une « liste noire européenne » des pays non coopératifs.
Des mesures ciblées et des éloges pour ses rivaux
Le candidat à la présidentielle a salué les initiatives de Bruno Retailleau et Gérald Darmanin sur la lutte contre le narcotrafic. Par ailleurs, il s’est déclaré « serein » concernant l’enquête du Parquet national financier le visant pour des faits présumés de détournement de fonds publics.
