Coup de filet anti-espionnage : Quatre suspects, dont deux Chinois, arrêtés en France

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Quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, suspectées d’espionnage pour la Chine

Quatre individus, dont deux ressortissants chinois, ont été mis en examen à Paris pour des soupçons d'espionnage au profit de la Chine. Les suspects ont été appréhendés en Gironde la semaine passée et ont été déférés pour des accusations de "livraison d'informations à une puissance étrangère" portant atteinte aux intérêts nationaux, selon le parquet de Paris.

Des données sensibles au cœur de l'enquête

Au cœur de l'affaire se trouvent des informations militaires sensibles, impliquant deux ressortissants chinois et deux autres individus. Les quatre personnes ont été mises en examen pour espionnage présumé, avec des peines pouvant aller jusqu'à quinze ans de réclusion. Les deux ressortissants chinois ont été placés en détention provisoire, tandis que les deux autres sont sous contrôle judiciaire.

Enquête en cours

L'enquête, menée par la DGSI à la suite d'une mission de captation de données satellitaires et militaires en France destinée à la Chine, est en cours. Les avocats des suspects ont affirmé que leurs clients contestaient vigoureusement les accusations portées contre eux et attendaient que la justice établisse leur innocence. ## Capture de données satellitaires illégale en Gironde

Le 30 janvier, la police a été alertée sur des individus de nationalité chinoise soupçonnés de réaliser des opérations de captation de données satellitaires depuis leur location Airbnb en Gironde. Des riverains ont signalé l'installation d'une parabole de 2 mètres de diamètre et une déconnexion Internet.

Découverte d'un dispositif illégal

Lors de la perquisition effectuée le lendemain, les enquêteurs ont trouvé un système d'ordinateurs reliés à des antennes paraboliques permettant la capture de données satellitaires. Le matériel a été saisi pour analyse. L'Agence nationale des fréquences radio a constaté l'utilisation illégale de fréquences et le brouillage des signaux, soulignant l'interception illicite d'informations sensibles.

Interpellation de suspects

Deux individus ont été interpellés lors de leur visite dans le logement, accusés d'importation illégale de matériel. Ces individus avaient indiqué travailler comme ingénieurs pour une entreprise spécialisée dans la recherche de systèmes de communication sans fil, en collaboration avec des universités à visée militaire. En décembre, un enseignant-chercheur de l'Institut d'ingénierie et de mécanique de Bordeaux avait été mis en examen pour des faits similaires, soupçonné de collusion avec des intérêts chinois.